Venezuela: LA CONFERENCE NATIONALE POUR LA PAIX PROMOUVRA LE GRAND DIALOGUE HISTORIQUE POUR LA COHABITATION

Publié le par cubasifranceprovence

Caracas, 26 février AVN – Le président de la République, Nicolas Maduro, a appelé ce mercredi le peuple vénézuélien à la paix, à la non violence et à défendre la souveraineté, chemins pour que la société vénézuélienne se rencontre et se développe.

« Ceci est le chemin. Il n'y a pas d'autre chemin », a souligné Maduro qui a appelé tous les secteurs du pays à « achever un cycle de construction d'une étape de paix et de cohabitation. »

Dans l'acte d'installation de la Conférence Nationale pour la Paix, au Palais de Miraflores, à Caracas, il a affirmé que cette initiative a pour but la participation citoyenne, c'est pourquoi elle ne peut pas se transformer en dialogue entre partis comme celui qui a caractérisé la Quatrième République.

« Ce ne peut pas être un dialogue entre partis, ce doit être un dialogue de la société (…) Sortons les secteurs de la société de la violence et élevons-la », a-t-il déclaré.

En ce sens, il a demandé la création d'une Commission de Coordination et de Liaison qui traite toutes les propositions qui surgissent dans l'installation de la conférence et qui travaille à attirer les secteurs qui aujourd'hui refusent de participer à cette activité.

Il a annoncé que celle-ci sera dirigée par le vice-président de la République, Jorge Arreaza, accompagné par le chancelier Elias Jaua, le ministre de l'Intérieur, de la Justice et de la Paix, Miguel Rodriguez Torres, la ministre de la Défense, Carmen Melendez et la haute commissaire pour la Paix et la vie, Isis Ochoa.

« Nous créons cette commission pour tous ceux que nous avons convoqués ici aujourd'hui, qui traite toutes les propositions d'aujourd'hui et qui commence à travailler pour ces secteurs que nous n'avons pas pu convoquer pour le moment ou ces secteurs qui n'ont pas accepté de participer à cette réunion (…) Que personne ne dise non à la paix ni au dialogue, nous cherchons à ce qu'ils disent que oui, ils viennent à la prochaine journée », a-t-il déclaré.

Maduro a signalé que la base de la Conférence Nationale de Paix sera la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela.

« Dans le monde moderne, nous ne pouvons résoudre les conflits politiques ni par les armes ni par la violence, il faut toujours chercher la voie de la Constitution, assumée et respectée par tout le pays », a-t-il noté en remerciant les représentants de plusieurs secteurs qui ont pris sa convocation en considération et ont donné des preuves du dialogue franc qu'ils sont disposés à établir en ne posant aucune condition aux assistants, à l'exception de ce que stipule la Constitution.

Un sommet de paix.

Le Chef de l'Etat a aussi proposé aux participants d'avancer vers un grand sommet de paix pour consolider le chemin vers l'éradication de la violence.

« Je propose un grand sommet de paix. Nous convoquons tout le pays à un grand dialogue historique, politique, social, philosophique, de valeurs », a-t-il dit.

« Que chacun vienne avec sa position, nous n'allons demander à personne de se convertir au socialisme bolivarien (…) Ce qui est envisagé, c'est que nous apprenions à nous tolérer, à nous écouter, à nous comprendre », a-t-il déclaré.

Cette rencontre a mis en lumière l'importance de concrétiser le dialogue entre divers secteurs comme mécanisme pour neutraliser les violences encouragées par la droite dans certaines villes du pays.

« Nous ne pouvons pas attendre que les événements s'amplifient, que continuent les polémiques pour nous appeler à dire que, dans des circonstances de grande commotion nationale, nous devons agir assez tôt et c'est pour cela que j'ai appelé à cette Conférence Nationale de Paix, pour que cela commence avec une force propre », a-t-il signalé.

Il a invité ceux qui ont pris la convocation en considération à chercher des mécanismes pour établir et rendre effectif le dialogue le plus tôt possible. Il a rappelé les 50 morts qu'ont provoqué dans le pays les violences de ce qu'on appelle « les barricades » directement ou indirectement. Il a expliqué que les décès ont été enregistrés au milieu des violences et dans des circonstances dérivées de ces violences, comme des personnes qui ont perdu la vie faute d'avoir pu arriver à temps dans un centre de santé.

Le président Maduro a aussi annoncé ce mercredi la création d'une commission de la vérité dans le domaine économique du pays, qui permette de corriger les vices qui existent dans l'activité économique et de transformer le modèle de production nationale.

Une révolution pacifique.

Maduro a rappelé que depuis que le président de la République a été élu par la majorité des Vénézuéliens, le 14 avril dernier, il a fait tout ce qu'il a pu pour atteindre la paix dans le pays.

Comme exemple, il a mentionné la réunion de édcembre 2013 avec les maires de l'opposition qui a servi pour réviser les propositions et les mettre en marche.

Il s'est aussi référé à l'engagement des gouverneurs du pays contre la criminalité qui a permis des rencontres dans chaque état pour unir les efforts et établir de nouveaux liens en matière de sécurité citoyenne.

Une Commission pour la Vérité.

Le président a officialisé sa proposition à la direction de l'Assemblée Nationale (AN) sur la formation de la Commission pour la Vérité pour qu'on enquête sur les violences qui se sont produits dans le pays depuis 14 jours.

Il a dit que dans les prochains jours, le parlement discutera sa proposition et désignera les membres qui feront partie de ladite commission. Sur cet aspect, il a suggéré d'inviter des observateurs d'organismes internationaux comme l'Union des Nations Sud-Américaines (UNASUR).

« Nous demandons le soutien d'experts internationaux qui voient tout et enquêtent de façon transparente. Si on arrive à démontrer que j'ai commandé de tuer quelqu'un, qu'ils me mettent en prison mais qu'on ne manipule plus et qu'on ne continue pas à semer la haine pour nous amener à une guerre ».

La loi de Désarmement prête à être publiée.

La semaine prochaine est prévue la publication de la Loi de Désarmement, de Contrôle des Armes et des Munitions et la création du fonds National pour le Désarmement, a indiqué le président.

« Le règlement est prêt, nous lui faisons les derniers ajustements et les dernières consultations. Après le carnaval, la semaine prochaine, jeudi ou vendredi, nous allons la publier et créer le Fonds National pour le Désarmement », a-t-il indiqué.

La loi oblige à la mise en place et au développement de plans de prévention et de conscientisation en relation avec l'usage illégal d'armes et de munitions et avec les dégâts que cause leur maniement non approprié.

AVN 26/02/2014

(traduction Françoise Lopez)