Cuba: Wall Street Journal: MAUVAISES INTENTIONS ET IGNORANCE

Publié le par cubasifranceprovence

par le Dr. Nestor Garcia Iturbe

traduction Françoise Lopez

Un ami a eu la gentillesse de m'envoyer l'article de la rédactrice du Wall Street Journal, Mary Anastasia O'grady, intitulé "Cuba's Slave Trade in Doctors" dans lequel il s'agit de déformer complètement les intentions qui poussent Cuba à apporter son aide médicale à plusieurs pays du monde.

Quand nous analysons les articles que le Wall Street Journal publie sous la signature de O'grady, nous comprenons qu'il est impossible d'avoir de la part de celle-ci une évaluation impartiale et équilibrée comme doit être le travail d'un journaliste qui se respecte et qui, en même temps, se fait respecter par ses lecteurs.

Les écrits que nous avons pu analyser de celle-ci se réfèrent à différentes situations concernant l'Amérique Latine. Le style et le point de vue d'O'grady sont extrêmement critiques et réactionnaires. Il n'est pas nécessaire de décrire un paradis quand on parle d'un pays de notre continent mais il n'est pas non plus honnête de le diaboliser.

Ses commentaires sur le Chili, l'éducation dans ce pays et en particulier sur la leader étudiante Camila Vallejo sont la plupart du temps dégradants pour O'grady elle-même. Parmi les idées qu'elle essaie de transmettre, il y a l'affirmation que fait la journaliste sur l'intérêt des Chiliens pour le communisme et elle envisage que l'un des coupables les plus importants en est précisément Augusto Pinochet, qui n'a pas su arrêter cette tendance. Peut-être considère-t-elle que Pinochet aurait du assassiner un nombre plus important de Chiliens pour s'assurer que, quand il quitterait le pouvoir, il ne resterait aucun vestige de cette tendance idéologique... Un autre article sur le Chili, publié le 2 novembre 2014 sous le titre "Le miracle chilien marche à reculons" fait une analyse disproportionnée et totalement fausse du cours des événements sous la direction de Michelle Bachelet, évidemment pour saper son prestige.

En ce qui concerne l'Argentine, un article qu'elle a publié le 17 mars 2013 fait un analyse dans laquelle elle se projette dans le futur de cette nation. Elle affirme que madame Kirchner n'a pas encore terminé d'implanter un régime totalitaire sans liberté de la presse, mais que ce jour-là arrivera bientôt. Elle dit qu'on persécute les commerçants, que les journalistes sont harcelés quand ils publient des articles qui ne sont pas dans la ligne officielle. Dans ce même article, elle essaie de créer une inimitié entre le Pape et l'Argentine en tentant de montrer que le gouvernement a déclaré que tous les évêques étaient complices de la dictature.

Les articles de cette dame n'ont pas exclu de ses bobards les attaques contre le Venezuela, la Bolivie, l'Equateur, le Nicaragua, et d'autres pays latino-américains qui ont préféré travailler pour la défense de leurs intérêts nationaux, en s'éloignant des desseins de Washington.

En ce qui concerne cet article sur Cuba, un parmi d'autres, car Cuba est sur la liste des sujets favoris de madame O'grady, elle utilise la même technique qu'utilisaient les propagandistes du nazisme pendant la Seconde Guerre Mondiale, commencer l'article avec un gros mensonge qui attire l'attention, se fixe dans l'esprit des lecteurs et ensuite essayer de le soutenir.

Dans l'article publié le 9 novembre 2014, on déclare que Cuba reçoit 8 000 millions de dollars (8 billions) par an pour les services prêtés à d'autres pays par nos médecins. Ce chiffre, s'il était exact, dépasserait ce que Cuba reçoit dans d'autres secteur comme le nickel et le tourisme. Le chiffre mentionné à diverses occasions sur cette sorte de rentrées d'argent ne dépasse pas les 2 000 millions de dollars.

Il est important de souligner que, selon ce qu'on sait, Cuba, reçoit de l'argent pour ce concept seulement d'un certain nombre de pays dont l'économie et les relations commerciales avec Cuba le permettent. Un bon nombre de pays reçoit cette aide sans aucun coût, ce sont ceux qui n'ont pas de ressources économiques pour garantir les soins médicaux à leur population et qui souffrent de beaucoup de besoins pour la mettre en place, principalement de l'absence d'une alimentation convenable. Si on n'a pas à manger, comment allons-nous payer?

Les pays auxquels Cuba ne fait pas payer les soins médicaux ont la responsabilité du logement et de la nourriture du personnel médical cubain, à qui ils remet aussi une petite somme d'argent tous les mois pour leurs dépenses personnelles. D'autre part, Cuba continue à payer le salaire de ces médecins à leur famille.

Généralement, le personnel médical cubain, qui comprend des médecins, des infirmiers, des techniciens et des spécialistes de la médecine, sont assignés aux endroits les plus reculés et oubliés du pays où souvent, il y a des années qu'un médecin n'est pas venu, où parfois, le premier travail est d'établir la communication et des relations avec le guérisseur de la tribu, pour pouvoir commencer à travailler.

A certaines occasions, le travail solidaire, sans aucun paiement, de cuba, encourage d'autres pays à aider aussi le pays où les brigades médicales cubaines agissent. Cuba apporte le personnel médical spécialisé et l'autre pays apporte les médicaments et d'autres ressources, également gratuitement.

Comme autre apport à la santé publique de différents pays, Cuba possède l'Ecole Latino-américaine de Médecine, où des jeunes de différents pays font leurs études de médecine et ensuite rentrent dans leur pays pour exercer. Dans cette école, comme dans d'autres facultés de médecine de l'île, étudient des jeunes Africains, Asiatiques, Latino-américains et même Etasuniens. Ni les étudiants ni leur gouvernement ne paient quoi que ce soit pendant leurs années d'études. Dans la plupart des cas, les gouvernements remettent à l'étudiant de l'argent pour leurs dépenses personnelles, puisque Cuba paie le logement, l'inscription, les livres et la nourriture de ceux-ci.

La Révolution Cubaine ne fait pas de commerce et ne s'enrichit pas avec les malheurs des autres.

La solidarité de Cuba arrive jusque dans les coins les plus reculés et si, dans certains cas, on touche un peu d'argent pour les services médicaux apportés, le but principal de cela est de pouvoir supporter les dépenses nécessaires dans les pays où la faim et la situation économique ne permet pas au gouvernement d'apporter de bons soins à la population.

Nous voudrions avoir plus de recettes pour cela, pour pouvoir aider encore plus d'autres pays du monde, à qui, au lieu d'apporter de l'aide, on vole tous les jours leurs ressources économiques et les grandes corporations s'approprient les bénéfices de cette politique du pillage. Elles s'occupent seulement de percevoir les bénéfices, pas de garantir la vie aux peuples qu'ils exploitent.

Source en espagnol: Infocuba 15 novembre 2014

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