Cuba: FIN DU BLOCUS ET LIBERATION DES 5, UN DOUBLE TRIOMPHE DE LA Révolution Cubaine

Publié le par cubasifranceprovence

par Hernan Mena Cifuentes

traduction Françoise Lopez

Caracas, 22 décembre AVN - De toutes les batailles livrées par la Révolution cubaine depuis plus d'un demi-siècle qu'elle existe, aucune n'est plus éclatante, du point de vue éthique et moral que la libération de 3 des 5 héros et la fin de l'embargo imposé à l'île, dont Barack Obama a admis mercredi dernier l'échec en annonçant avec Raùl Castro l'accord pour le rétablissement des relations diplomatiques entre leurs pays.

Et c'est que seule la volonté inflexible de leurs leaders, Fidel et Raùl et de leur peuple, son stoïcisme, sa résistance et son courage ont pu affronter avec succès un acte d'agression aussi brutal, inhumain et injuste que l'embargo imposé à l'île, le plus long de l'histoire , plus long encore que les sièges de Troie, de Rome, de Jérusalem, de Carthagène des Indes et de Stalingrad.

Et seuls 5 révolutionnaires de la stature morale et de la dignité à toute épreuve de Fernando González, Antonio Guerrero, Gerardo Hernández, Ramón Labañino et René González, ont pu résister à l'enfermement d'années vécues dans les prisons impériales, condamnés par un système judiciaire sauvage, sourd et aveugle à la clameur du monde qui exigeait leur libération qui est arrivée un jour, comme Fidel l'avait promis.

Aujourd'hui, l'Humanité fête la libération des 5 anti-terroristes et l'échec du blocus, formant des voeux pour que le processus appelé à prendre fin s'achève heureusement, un défi difficile à atteindre, car les ennemis de Cuba sont à l'affût comme des bêtes sauvages haineuses et craignant qu'on en finisse aussi avec les privilèges et les prébendes qu'ils reçoivent pour prix de leur position immorale.

Ils protestent dans les rues, les cadavres fossilisés non ensevelis de la "Gusaneria de Miami" ainsi que leurs descendants au Congrès, les républicains Marco Rubio, Mario Díaz-Balart et Ileana Ross-Lehtinen, ramassis de conspirateurs de bureau qui passent leur vie à attaquer la Révolution Cubaine et à distiller le venin de leur misère humaine contre la Révolution Bolivarienne.

Font cela aussi les Dames en Blanc, un mouvement soutenu par des Organisations Non gouvernementales et des institutions clairement orientées vers le fascismes comme le Parlement Européen et critiquées par des organisations dont la trajectoire en défense des Droits de l'Homme est bien connue comme les Mères de la Place de Mai qui assurent qu'elles [ les Dames en Blanc ] défendent le terrorisme des Etats-Unis.

Et les héroïques femmes argentines auraient tout à fait raison car les Dames en Blanc se sont alignées sur les secteurs les plus récalcitrants du fascisme international qui protestent comme elles contre l'établissement d'un dialogue qui pourrait devenir, en n'étant pas une embuscade tendue par les Etats-Unis à Cuba, le point de départ d'une nouvelle ère dans les relations entre les 2 pays, rompues depuis un demi-siècle.

L'attitude des opposants à la réconciliation contraste avec celle de milliers de jeunes Etasuniens d'ascendance cubaine non contaminés par la misère humaine contre-révolutionnaire, qui célèbrent comme le peuple cubain, avec le reste du monde, l'ouverture d'ambassades et d'autres mesures comprises dans l'accord obtenu avec la médiation du Pape François et du gouvernement canadien.

Cependant, au milieu d'une célébration qui annonce la fin d'une des plus cruelles mesures de l'histoire prises contre un peuple dont le seul délit fut de conquérir la liberté et sa volonté de choisir le système politique qu'il préfère, se fait jour une série d'hypothèses marquées par les doutes et les suspicions d'analystes qui soupçonnent que derrière cette mesure, autre chose sent le pourri à Washington.

Et c'est que les gouvernements des Etats-Unis ne se sont jamais caractérisés par leur altruisme, par le souci du bien-être, du progrès, de a sécurité et de la paix de la planète. Au contraire, leur intention a été et continue d'être de dominer le monde, comme le prouvent l'histoire et a mémoire collective des peuples qui ont subi la violence, les destructions et les morts provoquées par leurs guerres de conquête.

Parce que, comme le dit la phrase: "Ne se fatiguer que si ça vaut le coup" en référence au fait que ce que quelqu'un dit ou fait a une intention ou un but caché, préalablement établi, destiné à obtenir des avantages pour son propre bénéfice et contre celui des autres, les Etats-Unis agiraient dans le but de détruire le processus révolutionnaire cubain comme le suggèrent les hypothèses mêmes de la théorie de la conspiration.

De quelle autre façon - se demandent ceux qui pensent ainsi - pourrait s'expliquer un changement diamétralement opposé à leur action traditionnelle en tant que gendarmes de la planète, promoteurs de milliers d'aventures bellicistes, d'actions déstabilisatrices de gouvernements comme des coups d'Etat "suaves" violents et des sanctions envers d'autres pays comme celles imposées à Cuba depuis plus d'un demi-siècle?

Parce qu'Obama est très loin d'être un homme de paix et comme les autres présidents yankees qui comme lui ont reçu ce Prix Nobel [de la paix], il s'est exclusivement consacré à déchaîner des guerres ouvertes et secrètes partout sur la planète, comme celle développée contre Cuba que, selon ces théories, il pense continuer jusqu'à la destruction de sa révolution.

Et, comme l'a signalé le président Nicolas Maduro en condamnant les sanctions imposées contre plusieurs fonctionnaires vénézuéliens par le Sénat yankee et approuvées par celui-ci, en disant : "Obama a fait un faux pas", le président en aurait fait un autre vendredi en révélant par un lapsus linguae ce qui, selon les analystes soupçonneux sont les véritables intentions de l'accord.

Ce fut lors de sa dernière conférence de presse de l'année, avant de partir en vacances à Hawaï où il est né, un pays que les Etats-Unis se sont appropriés dans le cadre de leur projet expansionniste séculaire après le coup d'Etat organisé en 1887 contre la reine Lili´Ukalani par les propriétaires terriens yankees avec le soutien de l'armée des Etats-Unis qui a annexé le pays en 1898 et en a fait un Etat de l'Union en 1959.

Là, dans un geste grossier et inamical, incompatible avec le délicat processus de négociation diplomatique qui est en marche, il a dit que le gouvernement cubain "continue à être un régime qui opprime son peuple" et des mots encore plus répugnants se sont échappés de ses lèvres, peut-être sans qu'il le veuille, donnant raison à ceux qui soutiennent que quelque chose de sinistre est en train de se tramer dans le cadre de cet accord.

Le texte complet de ses déclarations n'a pas été publié par la majorité des médias qui ont "pris avec des pincettes" chacun des mots qu'il a dit devant les journalistes qui ont assisté à cet événement mais il y en eut certains qui l'ont fait c'est pourquoi maintenant,on sait ce qu''a dit le Prix Nobel de la Paix qui fait la guerre et qui maintenant, cherche à se défaire de la qualification si indésirable de belliciste.

"Nous, - a-t-il dit en se référant au processus de négociations avec La Havane - serions en position de répondre à toute action qu'ils entreprennent, de la même façon que nous le faisons avec un grand nombre de nations du monde quand ils font des choses dont nous, nous pensons qu'elles sont mal faites, - il a signalé à la suite - Ils pourront avoir des carottes ou des coups de bâton que nous pourrions alors donner", a-t-il averti cyniquement.

Il se réfère, bien sûr, à la macabre politique du "Big Stick" ou "Grand Bâton" mise en place par Theodore Roosevelt en 190, basée sur le proverbe africain qui dit: "parle avec douceur et amène un grand bâton et ainsi, tu iras loin."

Et il est arrivé loin, l'empire en suivant un si diabolique conseil! Ses canonières pleines de marines se sont lancées telles des pirates modernes, ont ravagé les eaux des Caraïbes et les côtes de la terre ferme d'Amérique Centrale et du Sud pour piller les énormes richesses de leurs nations à travers de voraces transnationales et avec la complicité de sanglants dictateurs et de pseudo-démocraties soumises.

Et il est arrivé encore plus loin plus tard, armé toujours de son bâton et de sa carotte, cette fois avec sa politique de Porte-avions infestés de jets supersoniques, de drones assassins et de missiles qui ont déchaîné un enfer depuis e ciel sur les peuples et les cités de pays d'autres continents comme la Yougoslavie, l'Irak, l'Afghanistan, la Somalie, la Libye, la Syrie, le Pakistan et d'autres nations.

Mais à Cuba, ils n'ont pas pu malgré l'Opération Mangouste, déclenchée après l'invasion ratée de Playa Giron pendant laquelle ont été perpétrés plus de 5 000 actes de sabotage et d'actes terroristes en moins de 10 mois, qui ont été le début d'une longue chaîne d'actions de déstabilisation jusqu'à présent impunies, qui ont coûté des milliers de vies et d'importantes pertes à l'économie.

Mais parfois, quand quelqu'un se convainc qu'il est impossible de détruire par la force son rival, il en appelle à Sun Tzu, dont le livre "L'Art de la Guerre", conseille "Si tu ne peux vaincre ton ennemi, unis-toi à lui" et Obama, selon l'hypothèse déjà exprimée, s'est rapproché de Cuba, non dans un acte sincère de réconciliation mais avec des intentions perverses.

Et c'est que, selon cette théorie, une fois renouées les relations diplomatiques et établi un lien d'amitié apparent, Obama obtiendrait ce que ni lui ni les 11 présidents qui l'ont précédé à la Maison Blanche n'ont pu en plus d'un demi-siècle: détruire la Révolution Cubaine en introduisant un Cheval de Troie: des milliers de conspirateurs agissant sous la protection d'un climat de paix inexistante.

Mais Raùl, comme président et Fidel, qui a survécu mille et une fois aux mille morts que l'Empire et la "gusanera de Miami" lui ont données avec leurs attentats ratés, sont en alerte et avec leur peuple, celui du Venezuela et les autres peuples de la Grande Patrie, sont en capacité de défendre avec succès non seulement Cuba mais tout le monde, grâce à l'impulsion d'intégration de Chavez qui en a fait un seul peuple.

Ce qu'a affirmé lundi Raùl Castro en réponse à ce qu'a dit Obama dans sa conférence de presse le confirme. Cuba, - a-t-il dit - "normalise ses relations avec les Etats-Unis dans renoncer à sa voie socialiste" et "sa disposition à discuter sur tous les thèmes sur un plan d'égalité et de réciprocité. De la même façon que jamais nous n'avons proposé que les Etats-Unis changent leur système politique, nous exigeons le respect envers le nôtre".

Ainsi tombent par terre les prédictions de mauvais augure des prophètes du désastre, ennemis des processus révolutionnaires d'Amérique Latine et des Caraïbes, qui assurent qu'une fois l'accord activé, Cuba rompra les liens politiques et idéologiques étroits et indissolubles qui l'unissent au Venezuela pour s'allier avec les Etats-Unis et se transformer encore une fois en laquais de l'Empire comme ce fut le cas jusqu'en 1959.

Alors ce qui fut une gifle sur le visage de ces agents du fascisme, les déclarations de Raùl Castro, qui, avec l'autorité que lui confère sa condition de leader socialiste intègre, loin des mesquineries du Capitalisme et de ses sujets apatrides qui se vendent à l'Empire pour une poignée de dollars réaffirme une fois de plus son soutien inconditionnel à Maduro et à la Révolution Bolivarienne.

Il le fait avec le courage de révolutionnaire qui l'a caractérisé toute sa vie en affrontant toute sorte de risques comme ceux qu'il a affrontés dans les fourrés de la Sierra Maestra en combattant avec Fidel, le Che, Camilo et d'autres combattants de cette geste héroïque qui a rendu possible la libération de Cuba et cette fois sans crainte que ses mots provoquent la colère d'Obama et qu'il suspende le dialogue.

Et en manifestant une fois de plus la solidarité et l'engagement qui l'unit en tant que leader de la Révolution Cubaine au processus frère de la Révolution Bolivarienne, il a condamné les sanctions illégales et illégitimes imposées par le Sénat yankee et approuvées par Obama en exprimant son soutien illimité au gouvernement de Maduro face à l'offensive de déstabilisation que les Etats-Unis mettent en marche contre le Venezuela.

Et alors dans son esprit est présente la mémoire de Bolivar et de Chavez qui a récupéré le rêve d'intégration du Libérateur dont le passage à la gloire et à l'immortalité s'est déroulé il y a 184 ans, le même jour où Obama a admis l'échec de l'embargo et où ont été libérés, comme l'a promis Fidel, 3 des 5 héros anti-terroristes.

Toute cette constellation de triomphes démontrent que les révolutions de Cuba et du Venezuela sont unies et continueront à être unies avec les autres processus révolutionnaires de la Grande Patrie car il n'y a pas ni n'y aura pas assez de force d'empires, si puissants qu'ils soient, ni de souhaits malins de prophètes. L'admission de l'échec du blocus et la libération des 5 héros: 2 triomphes de la Révolution Cubaine.

Source en espagnol:

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