Venezuela: La Colombie propose au Venezuela de renoncer aux investissements sociaux pour résoudre le problème de la contrebande

Publié le par cubasifranceprovence

traduction Françoise Lopez

Caracas, 04 Sep. AVN.- La chancelière de Colombie, María Ángela Holguín, a affirmé que la seule façon pour ce pays de freiner la contrebande d'extraction est que le Venezuela élimine les subventions sur les produits qui ont permis au pays d'améliorer la qualité de la vie de ses habitants, d'être la nation avec le moins d'inégalités de la région et d'ontenir la reconnaissance de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) en ce qui cnerne la réduction de la faim et de la pauvreté extrême.

Dans une conférence de presse donnée ce jeudi, la ministre des affaires étrangères colombienne a déclaré: "Tant que vous continuez à subventionner les produits, il est très difficile pour nous de faire vraiment quelque chose dans la lutte contre la contrebande."

La position du gouvernement colombien contre les subventions est compréhensible si on tient compte qu'entre 2008 et 2013, une période qui fait partie des 2 mandats de Juan Manuel Santos, la Colombie est descendue de 2 rangs dans le classement mondial des pays ayant les plus fortes inégalités dans les revenus alors que le Venezuela est le pays qui a le moins d'inégalités de toute l'Amérique Latine.

Les subventions sr les produits de première nécessité de la part du Gouvernement Bolivarien bénéficient, sans aucune distinction, à toute la population vénézuélienne et aux plus de 5,6 millions de Colombiens qui résident légalement dans le pays, qui ont émigré pour échapper au conflit armé et à la violence qui s'abat sur le territoire voisin depuis plus d'un demi-siècle.

Pour cette raison, la chancelière vénézuélienne, Delcy Rodríguez, a répondu à Holguín: "Il est insolite, c'est le moins qu'on puisse dire, qu'on s'excuse pour les politiques de subventions mises en place par le Venezuela pour son peuple pour que la Colombie échappe à ses responsabilités dans le combat contre la contrebande."

La demande que Caracas a faite à Bogotá lors de la dernière réunion des chefs de la diplomatie des 2 pays a été de revoir la Loi anti-contrebande qui, contrairement à son nom, encourage ce délit et ne prévoit pas de rapatrier les marchandises.

On estime qu'environ 100 000 barils de produits dérivés du pétrole s'en vont quotidiennement du Venezuela vers la Colombie, ce qui provoque des pertes au pays de l'ordre de 3,5 millions de dollars. A cette fuite s'ajoutent 6,5 autres millions de dollars d'aliments, ce qui fait un total de 10 000 millions de dollars par an équivalents à plus de 62% des réserves internationales du pays.

Si cet instrument légal approuvé par le Congrès colombien "châtie" bien les grands contrebandiers, il n'attaque as les petits qui par le "bachaqueo" sortent quotidiennement du combustible et des produits de première nécessité du Venezuela vers la Colombie.

La loi s'applique uniquement quand il s'agit de marchandises au-dessus de 50 colombiens minimum, c'est à dire quelques 28 000 000 de pesos et légalise le trafic de combustible tant qu'il se situe en-dessous de 74 litres d'essence. Ce phénomène était prévisible: l'augmentation de la contrebande en quantités inférieures à celles qui entraînent des pénalités par la "fragmentation" des marchandises avec le "bachaqueo".

Mais Holguín a continué d'exempter son pays de responsabilité dans la contrebande avec l'argument que "le Venezuela doit comprendre que de là-bas sort et sort à de prix qu'il est impossible de contrôler pour la Colombie."

"Ce sujet de la contrebande est très difficile et elle entre là, c'est parce qu'elle sort de là-bas", a ajouté Holguín qui a assuré que les produits saisis en Colombie seraient rendus au Venezuela bien que jusqu'à présent, aucune marchandise ne soit entrée.

"On va pouvoir les donner quand la Dian et le Seniat auront pu s'asseoir pour travailler sur la façon dont se fera cette restitution."

Le manque de contrôle de la part de la Colombie a aussi été dénoncé par le Venezuela. Récemment, le président de l'Assemblée Nationale, Diosdado Cabello, a rappelé qu'alors que les 2 219 km de frontière commune sont surveillés par plus de 3 000 membres de la Garde Nationale du côté vénézuélien, ils sont à peine surveillés, en territoire colombien, par un poste de police.

De la même façon, la chef de la diplomatie colombienne a refusé d’abroger la résolution 8 de l'an 2000 par laquelle une féroce attaque qui a sévèrement touchée l'économie des Vénézuéliens a été exercée contre le Bolivar dans les bureaux de change de Cucuta.

La position de Bogotá fut catégorique: "Il en résulte que maintenant, la faute revient à la Colombie et aux bureaux de change e Cúcuta, la demande d'abrogation de la résolution où la Colombie a la liberté de vente et d'achat de devises, car la Colombie ne va pas le faire".

Source en espagnol:

http://www.avn.info.ve/contenido/colombia-propone-venezuela-eliminar-inversión-social-como-solución-al-contrabando

URL de cet article:

http://cubasifranceprovence.over-blog.com/2015/09/venezuela-la-colombie-propose-au-venezuela-de-renoncer-aux-investissements-sociaux-pour-resoudre-le-probleme-de-la-contrebande.html