Cuba: Pourquoi inventer un "tourisme sexuel infantile" à Cuba?

Publié le par cubasifranceprovence

par Iroel Sanchez

traduction Françoise Lopez

Dans le rapport "Etat mondial de l'Enfance 2014" de l'UNICEF, Cuba apparaît comme le pays le mieux placé de la région d'Amérique Latine et des Caraïbes.

De puissants médias essaient par toutes les voies de détruire ce message gênant. Le journal espagnol ABC publie un reportage intitulé "Quand une Cubaine mineure vend son corps à un touriste canadien... ou espagnol". Sa thèse: l'existence d'un grave problème de prostitution infantile - lié au tourisme sexuel - à Cuba.

La journaliste Carmen Muñoz ment et invente des déclarations de la ministre de la Justice de Cuba, María Esther Reus González, qui - nous lisons - "nie qu'il existe un tourisme sexuel sur l'île et encore moins avec des mineurs". Des mots que la ministre n'a pas dits. Ce qu'elle a fait, c'est de mettre des chiffres sur une réalité qu'elle ne nie pas: elle a signalé, parmi d'autres données, que la population infantile victime d'abus sexuel ou de prostitution à cuba en 2013 était de 0,08%, ce qui représente exactement 2 200 mineurs.

Rien - bien sûr - qui soit crédible pour ABC parce que Cuba - nous disent-ils - est "un pays dont les chiffres sont douteux". Et pour les réfuter, quoi de mieux que de recourir à "plusieurs experts consultés". Et qui sont ces "experts consultés" qui apportent des données et des "chiffres moins douteux"? Un, le Département d'Etat des Etats-Unis lui-même dont le reportage cite le "Rapport sur le Trafic de Personnes". Et les autres sont 8 "dissidents" qui - sans aucune exception - reçoivent un financement aussi bien des agences gouvernementales états-uniennes que d'organisations de Miami qui, à leur tour, reçoivent des fonds de ces agences. Ce sont ces "dissidents" - rappelons-nous - qui apportent ensuite les données qui apparaissent dans le Rapport du Département d'Etat en question. C'est à dire que les 9 "experts" du journal ABC, en réalité, n'en font qu'un: le Gouvernement des Etats-Unis.

ABC, en outre, présente les suggestions constructives du Comité des Droits de l'Enfant des Nations Unies comme une espèce de "condamnation" de Cuba. Rien de plus loin de la réalité. En fait, le gouvernement cubain annonçait il y a quelques jours - ce qu'ABC ne rapporte pas dans son reportage - qu'il élèvera la majorité pénale de 16 à 18 ans sur l'Ile, accomplissant une des demandes de ce Comité de l'ONU.

CDE qu'a nié farouchement la ministre cubaine, c'est qu'à cuba, il exite "des enfants de la rue, filles et garçons" ou du "travail infantile" parce que - à la différence d'autres pays de la région - "aucun mineur ne se voit forcé (sur l'Ile) d'avoir un travail pour se nourrir ou pour nourrir sa famille".

ABC, rompant avec tout principe éthique de journalisme, chapeaute le reportage avec une photo de mineurs jouant dans la rue avec une légende vraiment insultante: "Des petites filles comme celles-ci qui s'amusent sur le Malecon de La Havane se prostituent à cuba pour quelques dollars".

Un exemple de manipulation de l'information avec un appel du pied clair vers la pédérastie et qui a déjà coûté une peine de prison sur l'Ile à Sebastián Martínez Ferraté, auteur du documentaire "La prostitution infantile à Cuba" diffusé par la chaîne espagnole Telecinco dont le site Cubainformación TV a aidé à démasquer les mensonges et les trucs de montage. A ABC, ils devraient en prendre note.

Source en espagnol:

https://lapupilainsomne.wordpress.com/2015/11/10/por-que-inventar-unturismo-sexual-infantil-en-cuba/

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