Macri attaque le Venezuela comme la droite vénézuélienne a attaqué l'Argentine

Publié le par cubasifranceprovence

traduction Françoise Lopez

Caracas , 20 Nov. AVN.- Les attaques de Mauricio Macri contre le Venezuela ont leur réplique dans les signalements de la droite vénézuélienne contre l'Argentine. Bien que les deux bandes partagent une même vision politique et économique, leurs discours sont si agressifs que, de façon certaine, ils feraient basculer les deux nations dans la confrontation.

Macri, comme l'a fait la droite vénézuélienne - qu'il y ait ou non des élections dans l'air - appelle à un ultranationalisme qui cherche à mobiliser ses partisans à partir de la haine et de l'égoïsme. D'où le fait qu'Henrique Capriles, candidat deux fois battu aux élections au Venezuela pour le parti Primero Justicia, ait dit en avril 2013 à propos d'une visite de la Présidente argentine, Cristina Fernández, au Venezuela: "Ceux qui sont en visite au Venezuela, ils le doivent au peuple vénézuélien et nous leur demandons de payer. Ces ressources sont celles du peuple."

Ce même mois, Capriles avait dit, sans montrer aucune preuve ou aucun lien administratif, que l'Argentine devait au Venezuela quelques 13 000 millions de dollars pour des ventes de pétrole, ce qui fut réfuté par le chancelier argentin Héctor Timmerman qui a dit ce qui est évident: "Ce sont des calomnies de campagne", dans un câble de l'AFP du 22 avril 2013.

Capriles parlait de cette soi-disant dette le 10 avril, à 4 jours de l'élection présidentielle qu'il a perdue contre le Président Nicolás Maduro.

Capriles attaquait l' Argentine comme le fait maintenant Macri avec le Venezuela, c'est à dire, par exemple, qu'au cas où il serait élu le 22 novembre prochain, il exercera des pressions pour expulser la patrie de Bolivar du Marché Commun du Sud (Mercosur).

La raison pour exiger cette clause répond à de soi-disant abus contre Leopoldo López qui a été déclaré coupable par le Tribunal Suprême de Justice (TSJ) du Venezuela pour les délits d'instigation publique (à la violence), dommages aux biens, incendie et association de malfaiteurs après la mise en marche du plan d'insurrection "La Sortie" qui a provoqué la mort de 43 personnes et fait plus de 800 blessés.

Pendant sa campagne électorale, Macri a indiqué clairement sa position contre le Gouvernement vénézuélien et les gouvernements progressistes de la région latino-américaine.

L'ultranationalisme a provoqué des situations de très haute tension dans la région comme celle survenue entre la Colombie et l'Equateur quand à la fin de son mandat en 2010, l'ex président colombien Álvaro Uribe ordonna à ses forces aériennes de bombarder la région équatorienne de Sucumbíos sous prétexte que des membres des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), se trouvaient là, ce qui provoqua la mort de 22 personnes.

Uribe poussa à l'extrême son ultranationalisme récurrent, également utilisé comme discours de base du nazisme qui tua des millions d'européens pendant la seconde guerre mondiale et qui est utilisé par la droite pour mobiliser ses partisans bien qu'ensuite, s'ils gagnent les élections, ils gouvernent au service d'agents étrangers.

Macri a déjà donné un aperçu de cela, il a dit que s'il gagnait les élections, il négocierait avec le Fonds Monétaire International (FMI), la dette de l'Argentine avec les fonds vautours.

Source en espagnol:

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