Venezuela: Des organisations des Droits de l'Homme rejettent la Loi d'Amnistie

Publié le par cubasifranceprovence

traduction Françoise Lopez

Caracas , 19 Déc. AVN.- La Loi d'Amnistie que les députés de droite qui seront majoritaires au Parlement à partir de 2016 envisagent d'approuver représente une violation des droits de l'homme de ceux qui ont perdu des membres de leur famille pendant le Coup d'Etat contre le président de l'époque Hugo Chávez le 11 avril 2002, ont déclaré samedi des membres de 68 organisations et mouvements de défense des Droits de l'Homme qui existent dans le pays.

Lors d'une conférence de presse, María Eugenia Russián, présidente de la Fondation Latino-américaine pour les Droits de l'Homme et le Développement Social (FUNDALATIN) a rejeté au nom de ces organisations cette initiative qui cherche seulement à promouvoir l'impunité.

"Une Loi d'amnistie au détriment de la justice et de la dignité des victimes constituerait un acte de violation des droits de l'homme contraire à l'Etat Social de Droit et de Justice qui prédomine au Venezuela" et assimilerait les députés d'opposition "aux congrès législatifs d'Amérique Latine qui, au XX° siècle ont obéi et caché les violations des droits de l'homme et qui le font encore dans plusieurs pays pour la honte et l'opprobe des peuples qui les ont élus", a soutenu Russián.

En signant un communiqué dans lequel ils exposent les effets qu'aurait pour la démocratie vénézuélienne l'approbation de tout instrument qui porterait atteinte à la recherche de la justice, ces mouvements ont demandé au président de la République, Nicolás Maduro, de créer, par une Loi Habilitante, une commission avec la participation des Pouvoirs Publics et des victimes, pour étudier chaque cas.

Cette initiative a le soutien de 97 organisations des droits de l'homme d'autres pays qui ont aussi ontré leur solidarité envers les victimes qui ont été l'objet de la violence organisée par des secteurs politiques de l'opposition.

Cette proposition de Loi d'Amnistie a été rejetée également par l'Association des victimes du 11 Avril 2002 (ASOVIC) et par le Comité des Victimes des guarimbas et du Coup d'Etat Permanent composé par les familles des 43 Vénézuéliens assassinés pendant leplan intitulé La Sortie.

En avril dernier, l'Etat vénézuélien a indemnisé 56 victimes du Coup d'Etat de 2002. 74 autres victimes ont aussi reçu un soutien après les dommages causés le 27 février 1989 lors de la rébellion populaire connue sous le nom d'El Caracazo.

Source en espagnol:

http://www.avn.info.ve/contenido/organizaciones-rechazan-ley-amnist%C3%ADa-violar-derechos-humanos-v%C3%ADctimas

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