Le Venezuela à l'ONU: Le Conseil de Sécurité doit être le garant du respect de la souveraineté des peuples

Publié le par cubasifranceprovence

traduction Françoise Lopez

Caracas, 1° févier. AVN.- Le représentant permanent du Venezuela devant l'Organisation des Nations Unies (ONU), Rafael Ramírez, a souligné lundi que le Conseil de Sécurité de cet organisme international doit être le garant du respect de la souveraineté des peuples.

"Le Conseil de Sécurité de l'ONU doit être le garant du respect de la souveraineté des peuples et des principes de non ingérence dans les affaires intérieures des pays et de leur intégrité territoriale", a-t-il déclaré lors de son intervention après que le Venezuela ait assumé la présidence tournante de cette instance.

Ramírez a indiqué que, dans le cadre de l'ordre du jour du mois de février, le 11 se tiendra le premier débat des ambassadeurs au cours duquel ils aborderont les méthodes de travail du Conseil en ce qui concerne les comités de sanctions. Il a ajouté que la participation à cette réunion ne sera pas ouverte, c'est à dire qu'elle "sera restreinte pour que les pays soumis à des sanctions puissent parler".

A ce sujet, il a considéré que la vision actuelle de cette instance l'empêche de considérer les causes qui sont à l'origine des conflits dans le monde et rend difficile la consolidation de la paix. Il a critiqué le fait que les politiques développées par les comités de sanctions se sont orientées vers le fait de prendre des mesures punitives contre despays africians dans les domaines politique et économique et de limiter au lieu de favoriser les conditions pour atteindre la stabilité.

"Si le succès des comités de sanction se mesure à la quantité de sanctions qu'ils ont prises, nous parlerions de justes exceptions de ce qu'a été le fonctionnement de ces groupes (...) Ce ne sera pas un débat ouvert pour que le reste des ambassadeurs des Nations Unies ait la possibilité d'écouter, pour le première fois et ensemble, quel est le point de vue du pays sur ces sanctions et ce sera, de plus, une étape importante qui nous permettra d'avancer et d'atteindre des objectifs politiques dans les sanctions et la façon dont nous pourrions trouver la voie pour que ce soit un mécanisme efficace pour corriger certaines situations et ne devienne pas un mécanisme punitif", a-t-il dit.

De même, l'ambassadeur vénézuélien a informé que le 15 février, il y aura un débat ouvert au cours duquel on discutera de la nécessité d'établir le respect des propositions et des principes de la chaire des nations Unies en tant qu'élément essentiel du maintien de la paix et de la sécurité internationales.

"Lors de cette discussion, nous allons évaluer ce qui est arrivé en Irak, en Libye, en Syrie (...) Si nous ne comprenons pas ce qui a causé ces conflits, nous serons loin de pouvoir les résoudre. Les institutions de plusieurs pays du moyen orient se sont effondrées suite à l'ingérence étrangère et cela a ouvert la voie pour que naisse et se diffuse rapidement le phénomène du terrorisme".

"Nous croyons que ce débat continue à être en vigueur et aidera à contribuer à ce que le Conseil de Sécurité penche plus vers la vision de la paix au lieu de s'orienter vers l'utilisation de la force pour résoudre les conflits", a-t-il noté.

Pendant son intervention, Ramírez a indiqué que le 17 février se déroulera une rencontre pour discuter de la situation actuelle au Yemen, une nation victime d'une guerre perpétrée par une coalition dirigée par l' Arabie Saoudite qui, depuis mars 2015, s'abat sur la nation asiatique aussi bien par les airs que sur terre.

Le 23 février - a-t-il indiqué - aura lieu un débat ouvert des ambassadeurs pour la révision de l'architecture pour la consolidation de la paix, un thème qui fait partie de l'ordre du jour de l'Assemblée Générale de l'ONU et qui sera traité pendant que le Venezuela présidera le Conseil de Sécurité.

De la même façon, Ramírez a annoncé que le 24 février aura lieu la première des 3 sessions sur le conflit en Syrie et pour évaluer le déroulement des négociations qui ont lieu à Genève pour trouver une solution pacifique par le dialogue politique.

Source en espagnol:

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