Venezuela: Il n'est pas possible en réalité que le président Maduro démissionne dans les 6 mois

Publié le par cubasifranceprovence

Correo del Orenoque 7 février 2016

traduction Françoise Lopez

L'avocat constitutionnaliste Hermann Escarrá a assuré qu'il n'est pas possible en réalité que le président de la République Bolivarienne du Venezuela, Nicolás Maduro démissionne dans les 6 mois comme l'envisage la nouvelle direction de l'Assemblée Nationale.

Interviewé dans l'émission “José Vicente Hoy”, que diffuse la chaîne privée Televen, il a expliqué les différents mécanismes et les différentes procédures qu'établit la Constitution de la République pour cela, parmi lesquels le referendum révocatoire, un amendement à la Constitution ou une procédure politique qui prendraient "plus longtemps" et dépendent de la volonté du peuple.

"Le peuple, qui est le maître de la souveraineté du Venezuela est, en fin de compte, celui qui peut prendre cette décision", a-t-il déclaré.

Ce qu'envisage l'opposition, de faire sortir le président Maduro dans les 6 mois n'est pas possible et "le délai n'est pas correct du point de vue de la réalité" et il est irresponsable d'envisager les choses en ces termes, a-t-il soutenu.

Il a ajouté que la proposition d'amendement à la Constitution est infaisable, cela génèrerait plus de conflit et pourrait produire "un cercle de violence dans lequel les Vénézuéliens ne vont accompagner aucun leader, aucun secteur, ni l'opposition ni aucun groupe. Les Vénézuéliens veulent la paix, l'entente, le progrès et sortir de cette situation dans laquelle nous nous trouvons en ce moment dans le domaine économique et social."

De cette façon - a continué l'avocat - la démission est impossible car Nicolás Maduro a un poids énorme dans le domaine moral et de la loyauté qui se traduit dans l'héritage du commandante Hugo Chávez.

"L'idée de la démission peut être utile dans le discours, peut-être pour tromper mais n'est pas une réalité en termes politiques et encore moins en termes constitutionnels ou personnels", a-t-il affirmé.

Dialogue entre les parties

D'autre part, Escarrá a évoqué la nécessité du dialogue entre les acteurs politiques de la nation pour résoudre la situation que traverse le pays: "Le dialogue est la seule façon d'éviter la situation de violence qu'on perçoit et de ne pas légitimer le radicalisme des positions extrêmes qui ferait des dégâts énormes à la République en évoquant uen guerre sociale, "un Caracazo multiplié par 8".

Cependant, il a dit que l'opposition politique du pays, à présent avec une majorité au sein de l'Assemblée Nationale (AN), est venue montrer des "voies bizarres" et s'opposer à toutes les propositions du chef de l'Etat face à la crise économique que vit le pays.

"Cela nous fait penser que l'unique but qu'on a à l'Assemblée Nationale est de légiférer, ce n'est pas d'enquêter, ce n'est pas de contrôler, ce n'est pas de coopérer pour le développement institutionnel du pays et la République mais c'est essentiellement de déstabiliser et, en ce moment, de recourir à des procédures non prévues dans la Constitution".

Il a dit aussi qu'il y a un secteur su pays qui a réussi à s'inscrire dans les groupes d’opposition et dont le but est de faire sortir le président par n'importe quel oyen, constitutionnel ou non. Dans ce cas, il a alerté sur une guerre sociale avec danger d'intervention.

"Il faut fair eun effort versle dialogue (...) Il n'y apas d'autre façon civilisée ni existentielle que le dialogue" pour donner des réponses au peuple et obtenir un accord National, a-t-il insisté.

Texto/CO

Source en espagnol:

http://www.correodelorinoco.gob.ve/nacionales/asegura-abogado-constitucionalista-hermann-escarra-no-existe-una-posibilidad-real-renuncia-presidente-maduro-6-meses/

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