Venezuela: La droite refuse de discuter d'un accord de solidarité avec les victimes du Caracazo

Publié le par cubasifranceprovence

Caracas, 25 février AVN.- A l'Assemblée Nationale, la droite a refusé au Bloc de la Patrie la proposition de modifier l'ordre du jour pour discuter, lors de la session de ce jeudi, d'un accord en commémoration et en revendication des victimes du Caracazo, survenu il y aura 27 ans samedi.

A ce sujet, le député révolutionnaire Ricardo Molina a qualifié d'abus l'attitude de la droite qui refuse de discuter du Caracazo, une rébellion sociale contre les mesures néo-libérales de Carlos Andres Pérez qui a provoqué plus de 300 assassinats et plus de 2 500 disparitions.

Le bloc de la Patrie a proposé de discuter d'un accord en solidarité avec les victimes, les survivants du Caracazo et leurs familles et en même temps d'exiger la justice pour ces événements.

Sur Venezolana de Televisión, Molina a lu une partie du document proposé par le bloc de la Révolution dans lequel il demande d’appliquer tout le poids de la loi aux responsables des assassinats et des disparitions du 27 février 1989, jour du Caracazo.

Il demande aussi de "se prononcer pour le respect et la défense des Droits de l'Homme établi dans le Droit International et dans notre Constitution et contre l'impunité devant la Commission des Crimes contre notre peuple", a lu Molina.

Dans ce document, les députés ont mis l'accent sur ce que fut le plan d'agression contre le peuple en 1989 "sans précédent au XX° siècle, avec le soutien des corps représentatifs de l'Etat".

De même, il a rappelé l'utilisation des armes de guerre par la feu Police Métropolitaine, le Garde Nationale et l'armée contre une population civile désarmée.

"Suite à ces actions, on a officiellement rapporté l'assassinat de 276 Vénézuéliens et Vénézuéliennes mais officieusement, on suppose qu'il y a eu plus de 300 morts et plus de 2 500 disparus et on considère ces crimes comme des crimes contre l'humanité", établit le document.

Les 27 et 28 février 1989, le peuple vénézuélien s'est révolté contre le paquet néo-libéral imposé alors par le gouvernement d'Acción Democrátrica (AD) de l'ex président Carlos Andrés Pérez. Ce soulèvement populaire est connu comme " el Caracazo" et a été réprimé par les forces de sécurité de l'époque qui ont tiré à bout portant sur les citoyens.

Après avoir refusé de discuter de cet accord, le député du parti Primero Justicia, Julio Borges, a présenté le projet pour privatiser les entreprises publiques intitulé "Loi de Production Nationale".

Ensuite, le président du Parlement, le député Henry Ramos Allup, a suspendu la séance sous prétexte que les mouvements sociaux qui étaient présents ont refusé de se retirer.

Source en espagnol:

http://www.avn.info.ve/contenido/derecha-parlamentaria-se-negó-debatir-acuerdo-solidaridad-v%C3%ADctimas-del-caracazo

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