2 000 CUBAINS VACCINES CONTRE LE CANCER DU POUMON

Publié le par cubasifranceprovence

Iris de Armas Padrino

LE vaccin cubain CIMAVax-EGF, le seul en son genre au monde, a été administré à plus de 2 000 Cubains, dont environ 500 dans le cadre du Système des soins primaires de santé.

Mis au point il y a deux ans par le Centre d’immunologie moléculaire (CIM), le vaccin thérapeutique cubain contre le cancer du poumon a donné de bons résultats, si bien que les ressources matérielles et humaines sont disponibles, a-t-on appris lors de la 4e Journée provinciale d’oncologie et de l’Atelier observatoire du cancer, qui se sont déroulés la semaine dernière.

Disponible dans 65 polycliniques, le CIMAVax-EGF est une thérapie sûre contre le cancer, il a très peu d’effets indésirables et il augmente considérablement l’espérance et la qualité de vie.

Pour le patient Luis Miguel Romero, 68 ans, atteint d’un carcinome du poumon de 4e degré, ce vaccin a changé sa vie. Il se sent bien et s’implique dans des activités sociales.

Ce vaccin lui est administré tous les 28 jours à la polyclinique Turcios Lima, de la commune havanaise de 10 de Octubre, et Luis Miguel est très reconnaissant au personnel pour les soins qui lui sont prodigués.

« Je tiens tout d’abord à remercier le gouvernement pour la mise à disposition gratuite de ce vaccin. Je sais qu’ailleurs un retraité comme moi n’y aurait pas accès », a-t-il dit.

Le docteur ès sciences biologiques Gisela Gonzalez, pionnière du projet, a déclaré à la presse que les tests cliniques avec le CIMAVax-EGF ont commencé en 1995 et qu’ils ont démontré la sécurité et la réponse immunologique chez des patients aux stades 3 et 4 de cette maladie.

Elle a annoncé qu’en 2012 l’application de ce vaccin continuera à être étendue à d’autres polycliniques et que l’on travaille actuellement à des tests cliniques dans des cas de cancer de la prostate.

Le CIMAVax-EGF est enregistré à Cuba et au Pérou, et il devrait l’être bientôt au Brésil, en Argentine, en Colombie et dans d’autres pays, et il dispose d’un droit de brevet presque partout dans le monde.

La rencontre a réuni environ 280 médecins des familles, spécialistes et patients. À la séance de clôture, le Dr ès sciences Agustin Lage, directeur du CIM, a affirmé que Cuba est à même de faire en sorte que la biotechnologie ait un impact sur le programme de contrôle de la maladie.

Face aux défis posés par le vieillissement accéléré, les spécialistes insistent sur la nécessité d’élargir le contrôle de ces tumeurs malignes compte tenu des risques qui se présentent dans les étapes avancées, et du fait que plus de la moitié des personnes atteintes de cancer ayant plus de 65 ans.

En 2010 Cuba a enregistré plus de 22 000 décès provoqués par les tumeurs oncogéniques, dont près 12 000 étaient des femmes, d’après l’Annuaire statistique du ministère de la Santé publique (AIN).