Bolivie: COMMUNIQUE DE PRESSE AU SUJET DES 3 SOLDATS BOLIVIENS DETENUS AU Chili

Publié le par cubasifranceprovence

La Paz, 22 février (ABI) - La Bolivie a qualifié ce vendredi d'imprécis et de faux le communiqué que le Chili a envoyé à l'Organisation des Nations Unies (ONU) à propos du cas des 3 soldats boliviens emprisonnés dans ce pays, communiqué dans lequel le Chili qualifie d'infondées les déclarations boliviennes, approuvées quelques heures plus tard par le président Sebastian Piñera.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA MISSION PERMANENTE DE L'ETAT PLURINATIONAL DE BOLIVIE DEVANT LES NATIONS UNIES :

(source Ministère des Relations Extérieures: http://www.rree.gob.bo/)

 

« Devant l'absence de vérité, les imprécisions et les mensonges du communiqué de presse de la Mission Permanente de l'Etat chilien devant les Nations Unies, nous nous permettons de formuler les éclaircissements  suivants»  :

 

  1. Les 3 soldats boliviens de 18, 19 et 21 ans qui restent injustement et illégalement emprisonnés depuis presque un mois au Chili réalisaient une opération de lutte contre la contrebande, dans le cadre de la Convention de Répression de la Contrebande souscrite entre la Bolivie et le Chili en 1937. Convention qui n'a pas été honorée par le Chili.

  2. Il n'est pas certain que le droit international détermine le renvoi de ces faits à la juridiction interne de chaque pays ; au contraire, la Charte de l'Organisation des Nations Unies et la Charte de l'Organisation des Etats Américains exige des Etats, dans les cas qui impliquent des controverses internationales comme dans le cas présent, motivée par l'insuffisance de démarcation et de signalisation territoriale, qu'ils résolvent leurs différends par des moyens pacifiques, de façon à ne pas mettre en danger la paix ou la sécurité internationale.

  3. En violation des plus élémentaires normes du droit international, aux trois soldats boliviens fut refusée l'assistance consulaire libre et sans restrictions, mettant ces citoyens en grave vulnérabilité juridique.

  4. La détention de ces trois soldats constitue un acte de mauvais voisinage, un geste inamical et une action disproportionnée.

  5. L'action de la République du Chili contre les conventions en vigueur, peut seulement s'expliquer comme des représailles contre la courageuse position du Président Evo Morales de faire une réclamation en tous lieux contre l'injustice de l'invasion chilienne de 1879 , le non accomplissement du Traité de 1904 et le droit imprescriptible de la Bolivie d'avoir un accès souverain à l'Océan Pacifique. Pour cela, ces trois soldats boliviens ne sont rien d'autre que des otages politiques d'une attitude orgueilleuse et de négation des relations de bon voisinage qui va à l'encontre de l'intégration qui doit exister entre deux pays frères.

  6. Le Chili sait très bien que le droit bolivien d'un accès à la mer est un thème d'intérêt régional et mondial. Ainsi le démontre, entre beaucoup d'autres, la Résolution 426 de l'OEA du 31 octobre 1979 qui déclare : « Qu'il est de l'intérêt permanent de la région hémisphérique de trouver une solution équitable par laquelle la Bolivie obtienne un accès souverain et utile à l'Océan Pacifique. », décision hémisphérique approuvée par dix autres résolutions de cette organisation internationale.

  7. Nous continuerons à exiger que le Chili assume ses responsabilités internationales en garantissant l'intégrité physique et la liberté immédiate et complète des soldats boliviens.

    New York, 22 février 2013

    (traduction Françoise Lopez)