CRISE DES MISSILES 23: CONTROVERSE SUR L'ORDRE D'ABATTRE LE U-2

Publié le par cubasifranceprovence

Ruben G. Jimenez Gomez

 

Une variante aussi absurde que celle qui affirme que le Commandant Fidel Castro lui-même avait lancé les missiles contre l'avion U-2 ne demande pas qu'on perde son temps à la démentir, bien que l'envie de le faire ne nous manque pas. Cependant, analysons aussi cette affirmation. En premier lieu, que le Premier Ministre du pays se consacre personnellement à semblable activité serait quelque chose d'insolite. Mais comme les politiciens et les militaires nord-américains le taxent de fou, d'irresponsable et de beaucoup d'autres épithètes, supposons qu'il aurait aimé le faire, car les méandres que peut prendre l'esprit humain sont inimaginables.

 

La présence du Commandant dans un groupe aérospatial antiaérien pour participer à cette action a pu être coordonnée avec le commandement soviétique. Maintenant bien, où serait allé le Premier Ministre ? Logiquement, il serait allé dans le groupe stationné à Mariel ou dans celui de Bahia Honda, les plus proches des régiments de missiles de moyenne portée qui se trouvaient dans la région de Santa Cruz de los Pinos-San Cristobal-Candelaria, par où il était le plus probable que voleraient l'U-2. Mais, c'est que l'avion fut abattu dans la province d'Oriente, par le groupe stationné près de Banes, un endroit où on aurait difficilement pensé que le Commandant Fidel Castro se rendrait pour attendre ses supposées fonctions de chasseur. De plus, pendant la durée de la Crise, il ne sortit pas de la région occidentale du pays. C'est pourquoi il faut tout à fait rejeter cette stupide et malveillante version des événements.

 

On affirme aussi que l'action avait été ordonnée par le haut commandement soviétique. Cependant, il est impensable que l'ordre ait été donné par le général Pliev, car celui-ci était un homme de grande expérience et très discipliné. Surtout en sachant parfaitement que les ordres donnés par Moscou était de ne pas abattre les avions nord-américains. Il est également illogique de penser que l'ordre ait été donné par Khroutchëv, à moins qu'il ait voulu que les choses ne deviennent pires qu'elles ne l'étaient, et il n'en était pas ainsi, évidemment.

 

Nous arrivons à la variante qui affirme que l'ordre fut donné par quelque général du Groupement des Troupes Soviétiques (ATS) qui se trouvait à Cuba. On a mentionné trois noms : le lieutenant général Gueorgui Voronkov, à ce moment-là colonel et chef de la division aérospatiale antiaérienne qui défendait la partie orientale de l'Ile, à laquelle était subordonné le groupe aérospatial qui abattit l'avion ; le major général Leonid Garbuz, qui avait alors ce grade militaire et était le remplaçant du chef de l'ATS pour la Préparation de Combat ; et le colonel général Stepan Grechko, alors lieutenant général et remplaçant du chef de l'ATS pour la Défense Antiaérienne. Il faut signaler que les deux premiers ne furent pas mentionnés par les autres comme auteurs de l'ordre mais que ceux-ci s'attribuèrent sa paternité dans des interviews qu'ils acceptèrent ou dans des récits qu'ils publièrent des années plus tard.

 

En premier lieu, il faut signaler un point commun entre les trois. Tous étaient de hauts gradés d'une armée disciplinée, c'est pourquoi il semble difficile d'imaginer qu'ils aient pu violer les ordres de leurs supérieurs de ne pas agir contre les avions nord-américains, surtout si ceux-ci étaient tellement supérieurs qu'ils résidaient à Moscou, ce qui équivalait à dire Nikita Khroutchëv, Secrétaire Général du Parti Communiste et Premier Ministre du Gouvernement. Et certainement ils savaient, en particulier les deux derniers, à cause des charges qu'ils occupaient, que le général Pliev avait demandé l'autorisation de tirer à Moscou et on le lui avait interdit ou il n'y avait pas eu de réponse. Il faut aussi tenir compte du fait que les déclarations ou les récits des deux généraux furent faits quinze ans ou plus après les événements.

 

Dans une interview publiée en 1989, le général Voronkov déclara : « Les avions yankees survolaient le ciel cubain à différentes altitudes. Jusqu'au 26 octobre, on n'autorisa pas la sortie de nos radars (…) J'étais d'avis qu'on ne pouvait pas continuer ainsi. Les Nord-américains se croyaient tous les droits. Le 27, ils m'informèrent qu'un avion espion U-2 traversait l'espace aérien de l'Ile et volait au-dessus des positions proches. Ensuite, il le fit au-dessus de deux petites unités sous mon commandement, et en s'approchant d'une troisième, là, j'ai moi-même donné l'ordre de combat ! Avec le premier projectile, nous l'avons abattu. »

 

La division aérospatiale subordonnée au général Voronkov avait 12 groupes stationnés à l'est de la limite Caibarien -Trinidad et celui qui abattit le U-2 était celui qui était stationné à Banes, le dernier à droite sur la côte nord. Si l'avion volait d'ouest en est, avant d'arriver au groupe de Banes, il devait passer par les zones de destruction de 4 groupes de la division dirigée par Voronkov, pour le moins, avant d'être abattu, non par 2 comme le dit le général dans l'interview. Mais, de plus, une question se pose: Si ce fut lui qui décida de l'abattre, pourquoi attendit-il pour l'abattre avec le dernier groupe, avant qu'il quitte le territoire ? Il aurait été plus logique de donner l'ordre à une unité située avant, pour avoir une réserve au cas où celui qui recevrait l'ordre échouerait.

 

Examinons maintenant les aspects principaux de ce qui est raconté par le général Garbuz : « J'arrivai au poste de commandement du Groupement dans la matinée du 27 octobre. Là, se trouvaient le substitut du commandant pour la Défense Antiaérienne , le lieutenant général Stepan Grechko, qui ce jour-là, était l'officier de garde supérieur. Le général me dit : « Il y a un peu plus d'une heure qu'un « visiteur » tourne au-dessus de nous. Je considère qu'il faut l'abattre car il peut découvrir nos positions dans toute la profondeur et dans quelques heures, ces données seront connues à Washington. » Nous décidâmes d'aller voir le général Pliev mais il n'était pas à l'état major. A ce moment-là, l'officier de garde nous informa que le U-2 déviait de sa trajectoire. En arrivant à Guantanamo, il avait tourné vers le nord, il était évident qu'il s'en allait après avoir rempli sa mission de combat (…) Le général Grechko essaya plusieurs fois de communiquer avec le commandant du Groupement mais nous ne pûmes le localiser, en ces minutes décisives, et il n'était pas possible d'établir une communication avec Moscou dans un bref délai (…) Après quelques remarques, Grechko s'exclama : « Bon, alors, nous répondrons ensemble ». Au poste de commandement de la défense antiaérienne, arriva l'ordre de détruire la cible numéro 33, l'avion U-2 (…) Les missiles exécutèrent l'ordre sans retard (…) Le premier missile endommagea seulement l'avion et le pilote parvint à ouvrir la couverture de la cabine mais le second projectile fut fatal (...) La décision d'interrompre le vol fut dictée par les besoins de l'opération. On ne pouvait pas se permettre qu'aux Etats-Unis, ils reçoivent les informations sur le déplacement et les quantités d'armes et de matériel de combat que possédaient les troupes soviétiques et cubaines et en premier lieu, les données sur les positions de lancement des missiles de moyenne portée et des missiles antiaériens. »

 

Maintenant, analysons certains points faibles de ce récit. Dans la matinée du 27 octobre, les unités étaient complètement en position de combat depuis 5 jours, on attendait une attaque imminente de l'ennemi et tout le système de la défense antiaérienne avait été activé pour la première fois la nuit précédente. De plus, le U-2 vola au-dessus de Cuba pendant plus d'une heure et demie. Par ma propre expérience du service, je sais que dans de telles circonstances, les chefs se trouvent en permanence au poste de commandement de leur niveau ou se trouvent à des endroits où ils peuvent être immédiatement localisés. Cela ne peut pas se passer autrement dans les conditions du combat moderne, où les actions se déroulent avec une grande rapidité et où il faut prendre des décisions de hautes responsabilités. De plus, ces deux généraux étaient au poste de commandement du général d'armée Pliev, c'est pourquoi il est inconcevable que celui-ci n'ait pas pu être localisé après de multiples tentatives et pendant plus d'une heure, à moins que le général d'armée soit terriblement irresponsable, ce qui est très peu probable.

 

Si le U-2 volait de la province de Pinar del Rio vers celle d'Orients, en passant sur les points de grande importance militaire, il devait avoir traversé les zones de destruction d'au moins 15 groupes aérospatiaux, alors : pourquoi attendirent-ils qu'il arrive à Guantanamo et tourne vers le nord pour le détruire avec le dernier groupe de missiles qui se trouvait dans son corridor ? De plus, après avoir survolé Guantanamo, il pourrait avoir continué tout droit, sans tourner là vers le nord, avec ce qu'il leur aurait laissé avec un pied de nez et il serait reparti tranquillement avec toute ses « très précieuses » informations, qui « ne pouvait arriver aux Etats-Unis », selon le récit du général Garbuz. De plus, il pouvait aussi tourner au nord à Guantanamo et continuer son vol sans passer au-dessus du groupe de Banes.

 

Par sa forme, le récit donne l'impression qu'il s'agissait du premier vol d'un U-2 au-dessus de Cuba et qu'on ne pouvait pas le laisser s'échapper avec toutes les informations collectées sur les unités soviétiques et cubaines. Mais il n'en était pas ainsi. Depuis 2 semaines, ces avions survolaient quotidiennement l'Ile, plusieurs fois par jour, c'est pourquoi tout ce que ce vol put photographier avait déjà été photographié plus d' une fois, c'est à dire que ça ne constituait pas une information nouvelle, de première main et d'une importance décisive, qui révélerait tout à Washington. On pourrait aussi alléguer que le système de défense antiaérienne n'avait été activé que la nuit précédente, à cause de cela, les généraux ignoraient les vols précédents des U-2, c'est pourquoi ils furent terrorisés par celui-ci . Cela est pour le moins douteux. Souvenons-nous que le 18, le général Pliev avait informé le général Grinkov, lorsque celui-ci arriva à Cuba en provenance d'URSS, de la continuation des vols de ces avions de reconnaissance, c'est pourquoi il serait très difficile que deux de ses remplaçants ne le sachent pas, en particulier le général Grechko qui était le chef de toute la défense antiaérienne du Groupement. Mais acceptons le fait qu'ils ne le sachent pas parce qu'il n'en avaient pas été informés et ne pouvaient ni voir ni entendre les U-2, cependant, depuis le 23 octobre, le pays était passé au peigne fin tous les jours par les vols en rase-mottes des Nord-américains et pour se rendre compte de cela, on n'avait pas besoin de sortir de son lieu de travail car le hurlement des moteurs à réaction était terrible et pratiquement tout tremblait quand ils passaient. Les généraux devaient savoir que ces avions qui volaient à basse altitude avaient aussi des appareils photos et photographiaient tout, donc le major Anderson avec son vol n'en avait pas l'exclusivité.

 

Alors, qui donna l'ordre d'abattre le U-2 ? Simple : aucun grand chef ne prit la décision, le petit chef du groupe stationné à Banes, le major Ivan Minovitch Guerchenov localisa l 'avion, communiqua l'information au poste de commandement de son régiment et demanda l'autorisation de l'abattre. Ils lui répondirent qu'ils avaient demandé l'autorisation au commandement supérieur, qu'il attende. Dans cela, on dit qu'il perdit la communication temporairement et, en se basant sur ce que stipulait le règlement de combat qui était en vigueur à ce moment-là dans les Troupes Aérospatiales Antiaériennes soviétiques, en se référant à ce que si on perdait la communication dans une situation de combat, le chef du groupe prenait les décisions tout seul,il prit sa décision et la mit en pratique en abattant le violeur de l'espace aérien cubain qui réalisait un travail illégal d'espionnage.

 

L'auteur de cette œuvre, plusieurs mois plus tard, en mai 1963, fut l'un des Cubains qui intégrèrent volontairement les Forces Armées Révolutionnaires, répondant à l'appel du Commandant Fidel Castro, pour que le personnel avec le niveau de préparation nécessaire assimile la technique complexe et l'armement que les Soviétiques remirent après la Crise. Pendant les mois où ils furent dans les unités, assimilant les techniques, les mêmes Soviétiques racontèrent en de multiples occasions aux fondateurs cubains des Troupes Aérospatiales Antiaériennes , comment avait été abattu le U-2. Il n'existe actuellement aucun document qui décrive en détails le déroulement des événements de ce matin-là, car les informations qui doivent avoir été réalisées à ce sujet ne furent jamais publiées par les Soviétiques. Il n'y a que quelques récits très généraux et superficiels dans lesquels certains des participants décrivent les événements à grands traits, qui correspondent à la version selon laquelle la décision d'abattre l'avion fut prise par des généraux appartenant au Groupement des Troupes Soviétiques à Cuba. Maintenant, bien, sur la base de l'expérience, comment l'action doit-elle s'être déroulée ?

 

Si l'avion arriva à Guantanamo et tourna vers le nord, il devait jusque là s'être approché de la partie sud de l'ancienne province d'Oriente. Avant d'arriver au groupe de Banes, il aurait pu être abattu par au moins deux autres groupes, de ceux stationnés dans cette région. Il est certain que pendant tout son survol de l'Ile, au moins 10 chefs de groupes parmi ceux qui se trouvaient dans la région demandèrent l'autorisation de l'abattre. Mais personne d'autre ne perdit la communication à ce moment précis ni n'eût l'audace et les … du major Guerchenov. Il est certain aussi que tous ceux-ci avaient envie de liquider l'espion.

 

La technique de l'unité avait été dûment vérifié la nuit précédente, quand ils avaient autorisé pour la première fois la mise en marche des radars des groupes aérospatiaux . Pendant la nuit, il avait plu plusieurs fois, c'est pourquoi les tranchées et plusieurs refuges étaient inondés. Au milieu de la matinée, le radar P-12 du groupe se trouva connecté et explora l'espace aérien alentour. A ce moment-là, il pleuvait des cordes dans la zone dans laquelle se trouvait le groupe aérospatial antiaérien. Le chef du radar indiqua qu'apparaissait une cible mentionnée par le radio-circuit d'avertissement et qui, par ses caractéristiques de vol, est considérée comme un avion de reconnaissance de type U-2.

 

Quand la cible est à 45 km, le chef de Groupe ordonne : la détruire, avec 2 missiles contre la cible, en employant la méthode de conduite de semi-prédiction avec 10 secondes entre le premier lancement et le second. Tout de suite, on entendit une détonation sèche comme celle produite par un coup de marteau sur une table de bois et à l'instant, on entendit le rugissement assourdissant du moteur du missile qui le propulse en avant à une vitesse vertigineuse. Le moteur est si puissant que cette masse de 2 tonnes dépasse en peu de mètres la vitesse du son et s'éloigne rapidement sous la forte pluie, poursuivie par une flamme orange de quelques 30 mètres de long. Dix secondes plus tard, est lancé le second missile. La cible est détruite. Il était 10h 17 du matin et il continuait à pleuvoir des cordes.

 

Il faut dire que le major Anderson devait être un militaire discipliné, car toute la zone était couverte par un épais manteau de nuages, c'est pourquoi les appareils photo du U-2 photographièrent là, uniquement la surface supérieure de ce manteau et la mission du major n'était pas précisément en rapport avec les recherches météorologiques. Cependant, Anderson accomplit son plan de vol jusqu'au bout. Cela lui coûta la vie.

 

Alors, l'avion U-2 touché, avec le corps d'Anderson gravement blessé ou mort dans ses entrailles métalliques, commence une grande chute de 21 km, bien qu'il plane encore un moment et continue d'avancer par inertie. Peu à peu, il commence à dévier vers la gauche de sa trajectoire jusqu'à ce que la partie principale du corps de l'avion tombe près du village de Vega III sur un chemin et non loin d'une bananeraie, alors qu'une de ses ailes s'était détachée peu avant et tomba dans les environs du village et l'empennage de queue, qui s'était aussi séparée du corps, coula dans les eaux de la Baie de Banes.

 

Cinq ans plus tard, l'auteur se trouvait à Minsk, capitale de la République de Bielorussie, en ex Union Soviétique. Là, il était chef d'un groupe de quelques dizaines de Cubains qui étudiaient l'ingénierie à l'Ecole Supérieure d'Ingénierie Aérospatiale Antiaérienne, située à 9 km de la ville. Des mois plus tôt, l'encore major général Voronkov avait été nommé second chef de l'Ecole. Dans un dîner dédié à la célébration d'une fête nationale cubaine, le général Voronkov et l'auteur étaient assis à la même table et après avoir bien mangé et bien bu , ils en vinrent au thème de la destruction de l'avion U-2 à Cuba. Le général montra un des ordres de l'Etoile Rouge qu'il portait sur la veste et dit qu'on le lui avait donnée pour le U-2. Interrogé sur le fait de savoir s'il était vrai que le chef de groupe avait tiré sur sa propre décision, il répondit que oui mais qu'il n'avait pas fait plus qu'interpréter le ressenti de tous le officiers. Ensuite, il déclara, moitié en plaisantant, moitié sérieusement, que quand il apprit qu'Ivan Guerchenov avait abattu l'avion, il ordonna au chef des cadres de la division de préparer un ordre de décoration pour Ivan et un autre ordre d'arrestation et qu'il les garde à portée de mains, que tout dépendrait des circonstances. Cela se passa ainsi, le major Guerchenov fut tout d'abord envoyé à l'état major du régiment, à Victoria de Las Tunas où il fut retenu quelques jours, et quand une connotation positive fut donnée à la destruction du U-2, il rentra à son unité, où il termina sa mission internationaliste. Pendant ce laps de temps, il fut décoré et élevé au grade de lieutenant-colonel. Au moment où nous avions cette conversation, il manquait encore 22 ans pour l'interview citée antérieurement, dans laquelle le général s'attribuait la paternité de l'ordre d'abattre l'avion. De plus, au début des années 90, Herman Wainshtok Rivas, colonel à la retraite des Forces Armées cubaines rencontra à Moscou le lieutenant général à la retraite Voronkov à qui on avait amputé une jambe pour raison de santé et qui se rendait à Cuba pour se reposer quelques temps. Dans la conversation qu'ils soutinrent, le général admit de nouveau que le U-2 avait été abattu par décision personnelle du chef du groupe aérospatial antiaérien stationné dans les environs de Banes, parce qu'il avait perdu temporairement la communication avec le régiment.

 

Maintenant bien, il faut signaler que parmi les membres de la première unité militaire cubaine qui arriva au groupe aérospatial antiaérien de Banes pour assimiler la technique avec les Soviétiques, certains d'entre eux déclarèrent que dans la matinée du 27 octobre 1962, les communications avec le régiment n'avaient été coupées à aucun moment, que cela ne fut qu'une excuse utilisée par le major Guerchenov pour abattre le U-2. Un de ceux qui affirmaient cela était le chef de la station de radio du groupe et celui-ci devait bien savoir ce qu'il disait.

 

(A suivre)

 

(traduction Françoise Lopez)