CUBA ACCUSE LES PAYS RICHES DE FAIRE ECHOUER LES NEGOCIATIONS DE DOHA

Publié le par cubasifranceprovence

A Genève, le 15 février 2012 à l'OMC

Par María Josefina Cuba.
 
Depuis plus de 10 ans, le monde entend parler du Programme de Doha pour la libéralisation du commerce mondial, un cycle de négociations qui a soit disant pour but d’équilibrer les règles du commerce international et de favoriser le développement des pays du Tiers-monde : pourtant, pas un seul pas n’a été fait en cette direction.
 
La Déclaration Ministérielle de Doha, qui est à l’origine des rondes de négociations, précisait explicitement que les besoins des pays les moins avancés seraient au centre du Programme de Travail adopté, étant donné que ces pays sont majoritaires au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce.
 
La question du développement a été effacée d’année en année et tandis que les négociations s’enlisent, ce sujet ne semble plus être à l’ordre du jour des discussions.
 
Quelques heures avant la tenue du Conseil Général de l’Organisation Mondiale du Commerce, Cuba a accusé les pays industrialisés d’être les responsables du blocage des négociations : il faut dire que ces pays refusent toujours de revoir leur politique douanière et d’abandonner les subventions qu’ils versent à leurs agriculteurs.
 
Ce qui empêche les négociations d’avancer, ce sont les iniquités et l’égoïsme inhérents au capitalisme, notamment dans sa version néolibérale.
 
En effet, les obstacles sont toujours en place, et les gouvernements des pays industrialisés dressent de nouvelles barrières non douanières, comme des mesures sanitaires, phytosanitaires, techniques voire des normes privées draconiennes qui empêchent les pays en voie de développement d’exporter leurs produits.
 
En réalité, ce que l’on appelle le “libre commerce” est un système asymétrique, où le deux poids deux mesures est la règle : alors qu’ils exigent des pays en développement d’ouvrir leurs économies, les pays industrialisés refusent de faire de même.
 
Cuba, qui défend au sein de l’OMC ses intérêts nationaux et ceux du Tiers-monde, plaide constamment pour la transparence et la participation réelle de tous les membres à toutes les phases des négociations, pour que toutes les voix soient écoutées.
 
Cuba a toujours été favorable à ce que les négociations aboutissent, mais seulement dans la mesure où les discussions seraient menées conformément au Programme de Doha, spécialement en ce qui concerne la question du développement et la prise en compte des particularités et des besoins des pays en voie de développement.