CUBA DENONCE LE FAIT QUE LES PAYS OCCIDENTAUX BLOQUENT L'ADOPTION D'ACCORDS CONTRE LE RACISME

Publié le par cubasifranceprovence

 

La Havane, 23 avril (ACN) - Les pays occidentaux et, à leur tête, les Etats-Unis et l’Union Européenne, se sont opposés à l’adoption d’accords contre le racisme, la discrimination, la xénophobie et toute autre forme d’intolérance, des positions qui se heurtent avec la situation réelle de ces nations, a dénoncé Cuba, lundi dernier.

À la fin de la quatrième session du Comité Ad Hoc d’élaboration de normes complémentaires, un organe qui dépend du Conseil des Droits de l’Homme, une note de la mission permanente de Cuba à Genève a exprimé sa préoccupation pour la croissante apparition de pratiques de discrimination ou de xénophobie dans ces pays occidentaux.

Le texte dénonce la création de partis politiques et d’associations opposées à l’immigration, xénophobes et racistes, indique l’agence Prensa Latina.

Washington et la Belgique (siège de l’Union Européenne) se sont également déclarés opposés à une proposition de discussion, au cours de la prochaine session,  d’autres thèmes comme par exemple l’utilisation des moyens massifs de communication ou des nouvelles technologies pour la perpétration d’actions xénophobes ou racistes ou pour l’incitation à la haine raciale, ethnique ou religieuse.

Le texte, qui a été diffusé au siège suisse de l’ONU, ajoute que malgré l’importance que tiennent les travaux réalisés par le comité pour une grande majorité de pays, celui-ci n’a pas pu accomplir la tâche que lui impose son mandat d’élaborer, de manière prioritaire et nécessaire, des normes complémentaires pour les instruments internationaux existants sur ce sujet.

Au cours des trois dernières sessions, il a été impossible d’adopter le moindre accord, indique le communiqué.

Cuba et, à ses côtés, des pays africains et d’autres nations en développement, a condamné les positions de l’occident qui, hypocritement, continue d’entraver les travaux de la commission, indique l’agence citée.

Le représentant de Cuba dans la ville suisse, Juan Antonio Quintanilla, au cours de son intervention du 11 avril dernier, au début de la quatrième session du comité, avait averti que Washington et l’Union Européenne tenteraient de faire obstacle à l’adoption du programme de travail et qu’ils menaçaient même de bloquer la session.

Le diplomate a souligné qu’actuellement surgissent de nouvelles formes de discrimination, plus sophistiquées, sans qu’on observe, dans la majorité des cas, que soient mises en place des politiques permettant de les éliminer.