EVO MORALES ACCUSE CERTAINES ONG D'ESPIONNER POUR WASHINGTON

Publié le par cubasifranceprovence

 

Selon le président bolivien, certaines Organisations Non Gouvernementales (ONG) sont la cinquième colonne d'espionnage des Etats-Unis dans toute l'Amérique Latine.

 

BOLIVIE, 9 février – Le président bolivien, Evo Morales, a affirmé que certaines Organisations Non Gouvernementales (ONG) sont la cinquième colonne d'espionnage des Etats-Unis , pays auquel elles transmettent de l'information sur les liders syndicaux latino-américains en échange de financement pour leurs projets.

 

« Je suis convaincu que certaines ONG – certaines, que ce soit bien clair – espionnent pour les Etats-Unis , et pas seulement en Bolivie mais dans toute l'Amérique Latine, parce que, au moyen de ces ONG, ils savent tout des mouvements sociaux et de leurs dirigeants » a souligné le chef d'Etat.

 

Le président a rappelé que la première marche indigène qui vint à La Paz pour réclamer qu'on ne touche pas au Territoire Indigène et au Parc National Isiboro-Sécure (Tipnis) fut impulsée par l'Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID), a indiqué PL.

 

Le projet de construction d'une route pour le Tipnis déchaîna un conflit entre les indigènes qui vivent dans cette réserve naturelle, les uns soutenant ce projet et les autres défendant le fait qu'on ne touche pas à la réserve.

 

En octobre 2011, arriva à La Paz une marche de la Confédération Indigène de l'Orient Bolivien (CIDOB) qui, selon ce que dit le président en plus d'une occasion, était infiltrée par différentes ONG et conseillée par l'ambassade des Etats-Unis, et qui réussit à obtenir l'approbation de la dénommée Loi Corta 180, qui bloqua la route prévue.

 

Pour Morales, la mobilisation fut chapeautée par des dirigeants qui se trompèrent leur base et privilégièrent les intérêts des USA, a déclaré ABI.

 

(source Juventud Rebelde, 10 février 2012)

 

(traduction Françoise Lopez)