FIN D'UN NOUVEAU CYCLE DE CONVERSATIONS ENTRE LES FARC-EP ET LE GOUVERNEMENT COLOMBIEN

Publié le par cubasifranceprovence

Écrit par Dalia Gonzalez Delgado

 

Le nouveau cycle de conversations entre les représentants du gouvernement de Juan Manuel Santos et les délégués des Forces armées révolutionnaires de Colombie-Armée du peuple (FARC-EP) qui vient de s’achever, a été marqué par certains progrès dans l’agenda.

 

D’après un communiqué conjoint rendu public le dimanche 10, les deux délégations se sont rapprochées « pour l’instauration d’un accès progressif à la terre au plus grand nombre possible de Colombiens sans terre ».

 

Le commandant guérillero Ivan Marquez, qui conduisait la délégation des FARC-EP, a déclaré lors d’un point de presse au Palais des Conventions de La Havane – principal siège des pourparlers – que la convergence de vues sur cette question constituait « le principal succès de ces journées ».

 

Pour sa part, le chef de la délégation gouvernementale, l’ancien vice-président Humberto de la Calle, a dit avoir constaté des avancées sur des « sujets concrets du premier point de l’agenda intitulé Politique de développement agraire intégral, comme l’accès à la terre et l’attestation de propriété ».

 

De la Calle a affirmé que les conversations avancent à bon rythme, précisant que « nous ne sommes pas ici pour parler du divin ou de l’humain. Nous avons défini clairement la voie à suivre pour aborder les sujets à traiter dans ces pourparler, et nous ne devons pas dévier de notre objectif ».

 

« Certains propositions de la guérilla, comme par exemple la question minière et énergétique, ou l’idée de freiner la construction de mégaprojets pour la production d’électricité, sont des questions hors du cadre des discussions à la table des négociations », a-t-il dit.

 

À cet égard, le commandant Marquez a précisé que « si le gouvernement persiste dans ses projets miniers et énergétiques, il devra renoncer à l’idée de les développer dans des zones dont le pays a un besoin urgent pour assurer sa souveraineté alimentaire ».

 

Un nouveau cycle de conversation débutera à Cuba le 18 février. /Granma International

 

(source Ahora.cu 14 février 2013)