LETTRE OUVERTE AU CHEF DU F.B.I. DE Miami par Percy Francisco Alvarado Godoy

Publié le par cubasifranceprovence

Cher Monsieur John V. Gillies, chef du Bureau du FBI à Miami.

 

Messieurs les assistants du bureau en charge du dossier : Dena Choucair E., Kelly M. Darden Jr, Timothy P. Donovan, Scott A. Gilbert, William J. Magdalena et Xanthie C. Magnum.

 

Sujet : Pourquoi le FBI de Miami n'a pas résolu rapidement l'affaire de l'attentat terroriste contre Arlines Borkers ?

 

J'ai reçu avec plaisir la nouvelle que vous, Monsieur Gillies, assumiez la direction du Bureau de Miami. Je pensais qu'un homme avec une grande ancienneté de services comme vous contribuerait à améliorer l'image de cette institution dans cette ville, détériorée par les manipulations et les collusions des anciens Officiers Responsables, Hector Pesquera et Jonathan I. Solomon, effrontément complices des terroristes anti-cubains qui abondent dans cette ville et réalisent des actions qui violent la Loi de Neutralité des Etats-Unis d'Amérique.

 

Il n'y avait pas le moindre doute que vous, Agent Spécial depuis 1983, et avec une large trajectoire de travail à New York, Hawaï et Samoa, Bangkok et au Centre d'Entrainement Policier pour le Moyen-Orient de Dubaï, Emirats Arabes Unis ; jusqu'à être second officier en charge de la division de Détroit, en 2004, et au Quartier Général de Washington, comme chef de la division des Crimes Violents, et à Saint-Louis, mettriez toute votre énergie à améliorer l'image de votre institution. Je confesse que j'ai suivi personnellement votre activité et que j'ai applaudi vos réussites inégalables et votre affrontement contre la délinquance dans des travaux contre l'évasion fiscale, la corruption, l'escroquerie, et autres violations de la loi. Cependant, Monsieur Gillies, je me demande ce qui se passe avec les terroristes d'origine cubaine qui existent dans cette ville. Leur maintiendrez-vous la même impunité pour faire et défaire selon leur propre volonté ?

 

Je voudrais, si vous me le permettez, porter à votre connaissance certains précédents qui pourraient vous servir pour enquêter et faire des actions légales contre les terroristes qui ont saboté, il y a plus de 16 jours, l'Agence de Voyages Airlines Brokers. Ces estimations , je les ai publiées dans un article intitulé : La Sécurité Nationale des Etats-Unis : objectif du terrorisme domestique de la mafia cubano-américaine » qui fut abondamment repris sur internet. Vous pouvez trouver celui-ci dans plus de 200 sites ou blogs.

 

L'article en question dit :

 

« Quand on manipule les chiffres alarmants provoqués par les actions des groupes terroristes à l'intérieur des Etats-Unis, immédiatement se forme la fausse idée que ceux-ci sont exclusivement provoqués par des groupes islamistes ou des factions néo-fascistes. Pourtant, le terrorisme domestique de la mafia cubano-américaine contre des objectifs situés à l'intérieur du territoire nord-américain, rapetisse les ténébreuses actions développées par Al-Qaida et d'autres groupes de fanatiques tout en surprenant par l'impunité avec laquelle les dites activités sont exécutées.

 

Seulement entre 1959 et 2001, en presque quatre décennies, 360 actes terroristes en territoire nord-américain ont été réalisés, exécutés par diverses organisations d'origine contre-révolutionnaires, protégées en permanence par les autorités de ce pays. Parmi ces actions, 186 ont affecté directement les intérêts des Etats-Unis d'Amérique.

 

L'activité terroriste constante de ces groupes d'origine cubaine a porté atteinte de manière constante à la sécurité nationale du géant américain. Quelques chiffres le démontrent :

 

  • Plus de 35 personnes ont été assassinées en territoire nord-américain par la mafia d'origine cubaine. Parmi ces victimes, il y avait des personnes de nationalité nord-américaine, des diplomates cubains et des citoyens de l'Ile qui avaient commis l'erreur de plaider pour un rapprochement avec Cuba.

  • 14 attentats contre des aéroports nord-américains ont été réalisés : en particulier, ceux de La Guardia et de John F. Kennedy (New York), celui de l'Aéroport International de Miami et celui de Newark, New Jersey.

  • Une de ces organisations, Omega 7, a réalisé entre 1974 et 1983 près de 55 actions terroristes à l'intérieur des Etats-Unis et 6 à Porto Rico. Autointitulé « Mouvement nationaliste Cubain Omega 7 », elle se caractérise par son agressivité et pour avoir réalisé des actions terroristes notoires, parmi lesquelles se détachent l'attaque au bazooka contre le siège de l'ONU en 1964, l'assassinat de l'ex chancelier du Chili, Orlando Letelier, en 1976, ainsi que les assassinats du diplomate cubain Felix Garcia Rodriguez et du Cubain Carlos Muñiz Varela, tous deux accomplis en 1979. Du sein de ce groupe terroriste se distinguent des figures comme Guillermo Novo Sampol et son frère Ignacio, ainsi qu' Edouardo Arocena. Ce dernier purge une longue peine de prison et prétend actuellement être libéré par des démarches de Lincoln Diaz-Balart et Ileana Ros-Lethinen, comme cela a été le cas pour Orlando Bosch il y a quelques années.

  • Ont été réalisés des centaines de menaces et d'attentats contre des installations officielles nord-américaines, comme le FBI, le Service d'Immigrations et d'autres.

  • Il arriva également que soient formulées des menaces contre le président en fonction lui-même en diverses occasions, ainsi que contre de hauts fonctionnaires fédéraux et d'Etat.

 

Au sens général, les objectifs de ces actions terroristes sont bien définis :

  1. Attaquer des objectifs liés à Cuba, en créant un climat permanent d'hostilité et de belligérance envers l'Ile.

  2. Exercer une terreur systématique contre les membres de la communauté cubaine installés en territoire nord-américain, en vue de freiner la sympathie croissante envers la Révolution Cubaine et envers un rapprochement entre cette communauté et la nation caribéenne.

  3. Faire pression sur le gouvernement nord-américain en vue d'influencer sa politique envers Cuba. En ce sens, ils combinent sans le moindre scrupule, le complot politique , les menaces et la campagne violente.

 

Tout au long de ces 40 ans, divers groupes terroristes se sont distingués, développant chacun un rôle notoire. Leur préparation aux côté d'officiers de la CIA et d'autres agences nord-américaines , leur implication dans des pages de guerre sale hors des frontières des Etats-Unis et d'autres liens obscurs avec la « cosa nostra » et le trafic de drogues, les ont rendus potentiellement dangereux. En de nombreuses occasions, la tolérance du gouvernement envers ces criminels fut mise en question et ils se virent obligés de faire pression sur eux pour qu'ils réalisent leurs activités hors des frontières nord-américaines. Un exemple de ceci se produisit au début des années 70, lorsque fut menée la guerre, par les chemins du monde, pour que le FBI convainque les principaux chefs de clans , de cesser leurs activités de terrorisme domestique. L'un d'entre eux, Orlando Bosch Avila, avait réalisé rien moins que 72 attentats à la bombe en territoire nord-américain . A partir de là, la criminelle campagne d'agressions contre Cuba à l'extérieur s'amplifia :

  • Le 4 avril 1972, une bombe explosa dans le Bureau Commercial de Cuba au Canada, provoquant la mort d'un diplomate cubain.

  • Tentative d'enlèvement de l'ambassadeur cubain Emilio Aragones, en Argentine, en 1975.

  • Explosion en vol de l'avion cubain aux Barbades en octobre 1976.

 

J'attire l'attention sur le fait que tous les chefs de clans n'ont pas obéi aux ordres de leurs anciens chefs et maintinrent leurs actions et leur belligérance à l'intérieur du territoire yankee. A partir de 1975, des groupes comme le Mouvement Nationaliste Cubain, le Gouvernement Cubain Secret, le Front de Libération National Cubain, le Pouvoir Cubain, le Scorpion, Action Cubaine, le Scorpion Cubain, les Jeunes de l'Etoile, Omega 7 et les Commandos Pedro Luis Boitel prirent de la notoriété.

 

Durant cette période se produisirent des faits d'envergure comme :

 

  • La mise en place d'une puissante bombe par le terroriste d'origine cubaine Rolando Otero Hernandez, qui fit 29 morts et 75 blessés. La machine criminelle explosa rien moins qu'à l'aéroport International La Guardia, à New York. Pourquoi ce sabotage, dans lequel moururent des Nord-américains, le 29 décembre 1975 n'a-t-il pas été évité, quand le FBI avait connaissance du fait que ce terroriste avait fait exploser 7 bombes à peine 28 jours avant dans la ville de Miami, dirigées contre les Bureaux du FBI, l'Immeuble Fédéral, celui de la Police du Comté, des Bureaux de la Sécurité Sociale et d'autres objectifs ? Pourquoi n'y a-t-il pas eu un tollé anti-terroriste comme celui qui a suivi les événements du 11 septembre ? Pourquoi n'a-t-on pas poursuivi les terroristes d'origine cubaine comme cela a été fait pour les membres d'Al-Qaida ?

  • En septembre 1978 furent assassinés 4 citoyens nord-américains dans l'explosion en vol d'une avionnette dans laquelle ils se dirigeaient vers Cuba. L'organisation terroriste « Jeunes de l'Etoile » s'attribua un fait si criminel. Un des exécutants d'un attentat si scélérat, Ramon Saùl Sanchez Rizo, vit à Miami sans être inquiété et maintient une activité belliqueuse contre Cuba. Ce terroriste s'est caractérisé par la franche impunité dont ses actions ont joui durant toutes ces années, en s'associant aux plus actives et dangereuses organisations violentes dans les années 70, comme le Front de Libération National Cubain, Aplha 66, Jeunes de l'Etoile, la Coordination des Organisations Révolutionnaires. Dans les années 80, il dirigea le groupe « Organisation pour la Libération de Cuba » et collabora avec les terroristes notoires associés à Omega 7.

 

Sans diminuer le moins du monde son activité violente, souvenez-vous de sa participation aux naufrages des barques de pêcheurs en 1970 – les Plateformes I et IV – ainsi que la promotion de séquestrations de personnes au Venezuela, au Mexique et aux Etats-Unis, on sait que Ramon Saùl a participé directement à l'attentat contre Carlos Muñiz Varela et à d'autres faits, étant un enfant gâté de la justice nord-américaine. Condamné à 4 ans de prison malgré sa longue histoire délictueuse, en 1984, il n'accomplit que 2 ans. Puis, il s'intégra à d'autres groupuscules terroristes comme l' Organisation pour la Libération de Cuba, la Commission Nationale Cubaine, Cuba Indépendante et Démocratique (CID) et le Groupe d'Actions Navales.

 

Durant les désordres provoqués par la signature des Accords Migratoires entre Cuba et les Etats-Unis, il fut détenu le 2 mai 1995. Bien sûr, il fut libéré immédiatement bien que le FBI sache qu'il conservait une quantité considérable d'armes. Il suffit qu'on signale qu'aussi bien lui que José Basulto sont deux ennemis jurés de ces accords et tous deux se sont constamment consacrés à les saboter. Finalement, depuis les rangs du Mouvement Démocratie, ils se sont consacrés à créer des tensions entre les deux gouvernements et à promouvoir des actions terroristes et des appels à la désobéissance de la communauté cubaine résidant à Miami, à la suite du cas de l'enfant balsero Elian Gonzalez.

 

Revenons à notre récapitulation du terrorisme domestique de la mafia aux Etats-Unis, cela peut signifier que de nouveau, le gouvernement yankee a négocié avec eux et les a obligés à développer leurs activités hors des Etats-Unis. Il en fut ainsi jusqu'en 1979 année où ils accrurent leurs activités à l'intérieur de ce pays. Cependant, une nouvelle organisation connue comme le CORU prit une certaine importance à l'intérieur des Etats-Unis : ce n'était rien d'autre qu'un nouveau déguisement des terroristes. Dans ces années, ils produisirent une réponse violente aux tentatives de dialogue entre la communauté et le gouvernement cubain en assassinant Carlos Muñiz Varela et José Eulalio Negrin.

 

A grands traits, les actes terroristes les plus marquants de ces décennies furent :

 

Années 70 :

 

1974 : Assassinat de José Elias de la Torriente pour ne pas avoir réalisé un plan d'invasion contre Cuba. Cet action fut perpétrée au domicile même de la victime, situé dans le quartier luxueux de Coral Gables.

1974 : Quatre attentats à la bombe contre des médias de presse : une explosion dans les bureaux de la Revue Réplica et les trois autres près d'une station de radio en espagnol.

1974 : Hector Diaz Limonta et Arturo Rodriguez sont assassinés à cause de contradictions internes dans la mafia cubano-américaine. Deux ans plus tard, Rolando Mansferrer et Ramon Donestever périrent pour les mêmes raisons. En 1977, Juan José Peruyero subit le même sort.

1975 : Une autre bombe est posée dans les bureaux de Réplica.

1976 : Attentat contre Emilio Milian, directeur d'un journal radiophonique sur une chaîne de Miami qui s'opposait à la violence soutenue par les terroristes radicaux aux Etats-Unis. La victime perdit ses deux jambes.

1979 : Explosion de bombes à Padron Cigars en deux occasions, après une tentative infructueuse.

1979 : Agression armée contre les spectateurs qui regardaient le film cubain « Mémoires du sous-développement ».

 

Années 80 :

 

Pendant cette décennie, plusieurs bombes sont découvertes sans avoir explosé dans les locaux d'American Airways Charter et au Consulat du Nicaragua (1980) bien que la majorité des actes terroristes furent réalisés avec succès. C'est le cas de :

 

  • 1981 : Bombes posées aux Consulats du Mexique et du Venezuela, tous deux situés à Miami.

  • 1981 : Une autre bombe explose dans les locaux de Replica.

  • Coups de feu tirés contre Hispania Americana, qui envoyait des médicaments à Cuba.

  • 1983 : Une bombe explose à l'agence de voyages à Cuba « Paradis International ».

  • 1987 : Cette année est connue, comme 1988, comme l'année des agressions contre des agences de voyage à Cuba, qui souffrent de continuels attentats à la bombe. Cette grande vague affecte directement Cuba Envios, Almacen El Español, Agencia Cubanacan Envios, Machi Viajes, ainsi que Va Cuba, à deux occasions.

  • 1988 : Cette année-là se produisirent des attentats contre plusieurs agences de voyages (Va Cuba et Bele Cuba Express) Il y eut aussi des menaces contre le Musée Cubain d'Art et de Culture et des menaces de pose de bombe contre les bureaux d'Iberia et du Service d'Immigration et de Naturalisation, objectifs situés dans la ville de Miami.

  • 1989 et 1990 : Ces années terminent la décennie d'impunité du terrorisme anti-cubain avec l'explosion d'une puissante bombe au Musée Cubain d'Art et de Culture, de deux bombes dans les locaux de Marazul Charters et la pose de bombes dans des endroits proches des résidences de sympathisants du dialogue entre Cuba et la communauté cubaine aux Etats-Unis.

 

Années 90 :

 

1994 : Deux bombes explosent de nouveau dans les bureaux de la revue Replica.

1996 : Explosion d'une bombe au Centre Vasco avant la prestation de la chanteuse cubaine Rosita Fornès.

1996 : Attaques à la bombe contre les agences de voyage Marazul Charter et Tu Familia Shipping.

1998 : Menaces de pose de bombe contre des boîtes de nuit dans lesquelles se produisaient des artistes cubains comme Compay Secundo et Manolin « le médecin de la Salsa ». Les menaces se concrétisèrent avec l'explosion à Amnesia, boîte de nuit de Miami Beach, au moyen d'une bombe incendiaire.

 

Il n'y a aucun doute que ces agressions furent ordonnées et financées , au cours de ces quarante ans, par les principaux terroristes regroupés dans le CORU, Alpha 66, le CID, la FNCA et d'autres.

 

Pourtant, certains des exécuteurs matériels de ceux-ci ont pu être identifiés et agissent librement aux Etats-Unis, dans la plupart des cas sans être inquiétés. Bien que quelques-uns aient fait de la prison, leurs condamnations ont souvent été clémentes et on peut les voir déambuler librement dans les rues. En voici quelques cas :

 

Angel Alfonso Aleman, surnommé « La Cota », qui travaillait au 4300, Ave. Bergerline, chambre 200, dans le New Jersey, châtain, avec une calvitie prononcée, 1m75, on sait qu'en 1997, il prétendit dynamiter la Misson Cubaine dans la ville de New York.

 

Hector Francisco Alfonso Ruiz, connu sous le pseudonyme d'Hector Fabian, voisin de 3020 SW 25 Terrace, Miami, a été un terroriste actif. Il a participé à des attentats à la bombe contre quatre agences d'envois de paquets à Cuba (1972), a planifié un attentat contre l'Ambassade de Cuba au Mexique (1973) et s'est impliqué dans plusieurs plans d'attentats contre Fidel (1973 et 1979). Il exécuta une agression contre le navire Jobado, sous pavillon cubain, en 1978. On le sait compromis dans l'envoi de paquets explosifs aux ambassades cubaines au Mexique, au Canada, en Argentine et au Pérou. Actuellement, il se consacre à mettre en oeuvre des infiltrations armées dans l'Ile, comme celle qui eut lieu le 17 septembre 1996 et dans laquelle furent arrêtés Pedro Pablo Pulido Ortega et Noël Ramos.

 

Sixto Reynaldo Aquit Manrique, connu comme Aquit le Chinois, 1m58, 170 livres, yeux noirs, métis, faciès asiatique, présentant également une petite cicatrice sur la lèvre supérieure. Réside actuellement au 11549SW rue 5, à Miami et son numéro de téléphone est : 305-227 1714. On sait qu'après avoir participé à l'attentat contre le navire tanker Mykonos, en 1993, il voyagea en Amérique Centrale dans le but de contacter des terroristes cubains y résidant , en particulier au Salvador, ainsi que des militaires salvadoriens, pour organiser des actes terroristes contre Cuba. Il fut pris en flagrant délit , alors qu'il se préparait à perpétrer un attentat contre le siège de l'Association des Travailleurs de Cuba à Miami, lieu où étaient emmagasinées vingt tonnes d'aliments et de médicaments qui devaient être amenés à Cuba par la Quatrième Caravane des Pasteurs pour la Paix. Condamné à cinq ans de prison hors de la prison, deux sous caution à domicile et trois sur parole, il a continué à réaliser et à promouvoir des agressions contre Cuba. Il parvint à se situer près du président Bush à l'occasion des festivités du 20 mai 2002, dans la ville de Miami.

 

Nous pourrions mentionner de nombreux cas identiques à ceux-ci mais cela ne ferait que confirmer les buts de cet article, qui sont, pour l'essentiel :

 

  • Démontrer la vulnérabilité de la nation nord-américaine devant ce genre de terroristes.

  • Mettre en évidence l'impunité avec laquelle ils réalisent leurs activités criminelles à l'intérieur des Etats-Unis et le consentement des agences fédérales face à ces faits.

  • L'impuissance ou le manque d'intérêt de la justice nord-américaine pour condamner ces crimes. »

 

A plusieurs occasions, j'ai fait parvenir personnellement à vos bureaux mes dénonciations, qui impliquent des personnes qui résident actuellement en Floride, ou qui visitent fréquemment cette ville comme Luis Posada Carrilès, Francisco José Hernandez Calvo, Horacio Sanchez Rizo, José Basulto, Roberto Martin Perez et beaucoup d'autres. D'autre part, j'ai discuté de ces sujets avec des officiers de votre institution et déposé comme témoin dans le procès contre mes Cinq frères injustement emprisonnés et jugés dans votre pays, précisément pour avoir suivi l'activité de beaucoup de ces criminels notoires.

 

Bien que la majorité des organisations anti-cubaines semblent miser sur une transition pacifique à Cuba, ce qui est sûr, c'est qu'ils soutiennent toujours dans un insolent silence des actions violentes contre cette nation qui , bien qu'elle ne partage pas les politiques de votre administration, a un droit légitime à choisir librement son avenir, comme l'ont choisi les Pères Fondateurs en 1776.

 

Cuba a souffert pendant plus de cinq décennies de ce terrorisme que je dénonce et dont ce fait récent contre Airlines Brokers est une part de ces aléas condamnables.

 

Cherchez ces personnes avec sérieux et faites preuve du professionnalisme et du dévouement avec lequel se sont sacrifiés beaucoup d'agents du FBI contre le crime organisé, et faites honneur à votre institution et à la vérité. Je vous assure que, parmi eux, sont les coupables de l'attentat terroriste contre Airlines Brokers.

 

Croyez en la parole d'un homme qui n'hésiterait pas à engager sa vie pour sauver celle d'un nord-américain innocent face à quelque plan terroriste contre sa Nation, avec le même dévouement avec lequel il l'a fait pour Cuba.

 

Respectueusement,

 

Percy Francisco Alvarado Godoy

 

(traduction Françoise Lopez)