MONSANTO ET L'ISAID SEMENT LA MISERE AU NOM DE LA LIBERTE

Publié le par cubasifranceprovence

Par María Josefa Arce

La condamnation de l’entreprise étasunienne Monsanto par la justice française, dans l’affaire de l’intoxication d’un agriculteur français, nous rappelle un autre drame dans lequel cette multinationale est impliquée ; selon une étude menée par des professeurs et des étudiants nord-américains, cette dernière affaire, liée au terrible séisme qui a meurtri Haïti en 2010, a été l’une des informations les plus censurées par les grands médias.

Suite au tremblement de terre, la multinationale avait décidé de donner 400 tonnes de semences hybrides de maïs et de légumes à Haïti. Comme par hasard, cet élan de générosité est intervenu juste après que l’entreprise ait reconnu, par la voix de l’un de ses dirigeants, des pertes financières et le besoin de trouver de nouveaux marchés.

Encore plus intéressant : c’est l’un des services d’espionnage et de déstabilisation les plus actifs et controversés du monde, l’USAID, l’Agence Internationale de Développement des Etats-Unis, qui s’est chargée de distribuer le cadeau empoisonné.

L’USAID est tristement célèbre pour le financement de groupes terroristes derrière une façade de travail de coopération.

En ce qui concerne Cuba, les programmes de l’USAID, ont coûté au contribuable étasunien 150 millions de dollars depuis 1990, une somme dilapidée en espionnage et financement de groupes anti-gouvernementaux. Ce sujet est revenu sur le devant de la scène suite à l’arrestation à Cuba du sous-traitant de la CIA, Alan Gross, condamné pour espionnage et pour avoir introduit clandestinement des équipements de télécommunications destinés à subvertir l’ordre constitutionnel.

Une nouvelle de dernière minute, publiée par l’agence de presse Associated Press (AP), révèle que Gross avait l’intention de faire entrer à Cuba une puce informatique pour téléphones portables, utilisée par la CIA et le Pentagone dans leurs actions subversives.

L’USAID est également impliquée dans des affaires douteuses de travaux publics dans le cadre de la soi-disant reconstruction de l’Irak et l’Afghanistan, deux pays occupés par les troupes nord-américaines. Il s’est avéré que ces travaux n’ont favorisé que les entreprises étasuniennes, qui ont réalisé des travaux défectueux et n’ont jamais terminé certains chantiers.

Rien de moins surprenant que cette alliance entre l’USAID et la multinationale Monsanto, qui s’est rendue coupable de corruption dans plusieurs pays dans le but d’y introduire ses semences transgéniques et ses engrais, dangereux pour la santé humaine et animale, selon plusieurs études scientifiques.

Les agriculteurs haïtiens ont vivement critiqué les semences Monsanto : étant donné que ces graines ne peuvent pas être réutilisées d’une année sur l’autre, les agriculteurs sont contraints d’en acheter de nouvelles avant chaque semailles ; de ce fait, la multinationale met en danger la souveraineté alimentaire.

Derrière ce don se cache donc une tentative de colonisation économique, dont les principaux acteurs sont l’USAID, l’un des nombreux outils dont se servent les Etats-Unis pour semer la misère en Amérique Latine au nom de la liberté, et une multinationale de l’agro-alimentaire qui veut imposer au monde entier ses semences, ses herbicides et les autres produits chimiques qu’elle fabrique et commercialise.