SOMMET CUBA-CARICOM EN 2011:RESUME ANNUEL

Publié le par cubasifranceprovence

Le sommet CUBA-CARICOM en 2011 : résumé annuel

Par Tania Hernández

À l’occasion du  39è anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques de 4 nations de la Caraïbe anglophone avec Cuba, a eu lieu à Port- d’Espagne la capitale de Trinité et Tobago, le quatrième Sommet de la CARICOM et Cuba, réunions organisées depuis 2002.

 Cela a été une excellente manière d’honorer les gouvernements de la Jamaïque, du Guyana, de la  Barbade et  de Trinité et Tobago,  qui, le 8 décembre 1972, ont défié les diktats de Washington et par une décision  que La Havane a toujours salué pour son courage, ils ont démontré leur indépendance en proclamant que Cuba faisait partie de la Caraïbe, de son histoire et aussi de son futur.

« Cuba n’oubliera jamais un geste si noble, et sera  éternellement reconnaissante vis-à-vis d’Errol Barrow, Forbes Burnham, Michael Manley et Eric Williams,  leaders qui ont frayé le chemin à une relation basée sur le respect mutuel, l’amitié et la coopération entre les membres de la CARICOM etCuba ».

C’est précisément sur la base de ces principes que les chefs d’Etat et de gouvernement  de la CARICOM ont travaillé lors du rendez-vous dans la capitale de Trinité et Tobago avec le président cubain Raul Castro, qui a réclamé de tous, la plus active solidarité avec Haïti.

“À ce rendez-vous de la fraternité caribéenne, nous réitérons la responsabilité historique et éthique de l’Amérique Latine et de la Caraïbe avec notre sœur,  la république d’Haïti , la première à obtenir l’indépendance dans notre région, qui a été le théâtre de la première révolution sociale victorieuse dans l’histoire de l’humanité. Nous devons continuer à faire des efforts pour contribuer à sa reconstruction  et à son développement, en respectant rigoureusement la volonté de son gouvernement et les besoins de son peuple”.

“Quant à notre collaboration avec le peuple frère haïtien et notre modeste effort, j’ai dit, plus d’une fois, que nous resterons en Haïti les années qui seront nécessaires, si le gouvernement de cette nation le veut ainsi”.

Le président cubain a remercié également ses homologues de la Caraïbe  de leur ferme  opposition au blocus économique commercial et financier des Etats-Unis, une position qui a été explicitement exprimée dans la déclaration finale dans les termes les plus énergiques.

Cette position a été reprise dans un communiqué spécial approuvé lors de la réunion pour condamner l’ingérence du gouvernement étasunien dans la souveraineté de Trinité et Tobago, en interdisant que le sommet CARICOM-CUBA se déroule à l’Hôtel Hilton, de Port- d’Espagne. Le texte souligne que cette décision est une preuve de l’application extra- territoriale de la loi Helms – Burton, et du caractère injuste du blocus et de son impact dans la vie quotidienne des Cubains. 

La déclaration de la réunion rappelle l’engagement de Cuba et de ses voisins de la zone, à s’opposer et à combattre le terrorisme dans toutes ses formes et manifestations. Il réitère  l’intérêt commun de lutter contre toute manifestation de terrorisme, de trafic de personnes, d’armes et de drogues,  ainsi que de mener des initiatives et des actions  pour arrêter le réchauffement global et le changement climatique.

 “Le changement climatique est une menace globale évidente qui réclame des solutions urgentes  et je répète le terme, urgentes, justes et équilibrées, impliquant de façon réelle et effective tous les pays du monde.  Il   nuit avec une rigueur particulière à  la viabilité des Petits Etats Insulaires de la Caraïbe et du Pacifique.  D’autre part, l’égoïsme et le manque de volonté politique des pays développés n’a pas permis de  donner une réponse effective à  la croissante détérioration de l’environnement, ni de donner à nos nations  le traitement spécial que leur condition insulaire requiert.

La Déclarationfinale  recueille les priorités de travail pour les prochaines années et  fait état de la décision de renforcer et d’accroître les relations de collaboration,  dans le contexte d’une Amérique Latine et d’une Caraïbe qui avancent sur la voie de l’intégration pour faire front aux défis du moment :

« Une Caraïbe unie et solidaire est notre unique chemin. La coopération que nous avons développée entre nous a eu des acquis indéniables dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture et de l’affrontement des désastres naturels, qui ont été déjà cités, par l’honorable Première Ministre de Trinité et Tobago. Cuba ratifie sa volonté de continuer à renforcer les relations avec les pays membres de la CARICOM, et de trouver des formules qui permettent l’exécution de nouveaux projets de collaboration et d’accroître l’efficacité de ceux déjà existants. »

La convocation à célébrer le V è Sommet de ce mécanisme le 8 décembre 2014 à Cuba, non seulement établit la date de la nouvelle rencontre mais démontre aussi la confiance dans les  relations très longues et fructueuses entre  Cuba-CARICOM qui continueront dans le futur.

Pour le chef de l’Etat Cubain, le Sommet a été précédé d’une  visite officielle à Trinité et Tobago, dont les autorités lui ont prodigué toutes sortes d’attentions.

Peu après son arrivée, il a été reçu par le président   George Maxwell Richards, qui l’a accompagné au  Memorial Park, où il a déposé une gerbe de fleurs devant le monument dédié aux habitants du pays qui ont lutté et qui sont morts lors de la première et la seconde guerres mondiales.

Même pas la pluie qui tombait sur Port d’Espagne n’a  pu enlever  de l’éclat à la journée. Cette dernière  a inclus également des conversations officielles avec la première ministre Kamla PersadBíssessar, qui ont été la suite  de l’échange commencé à Caracas lorsqu’ils ont participé au Sommet de Fondation de la Celac, la Communauté des Etats Latino-américains et Caribéens.

Cette visite a été une magnifique occasion pour connaître cette nation d’environ 5000 kilomètres carrés  et de près d’un million et demi d’habitants, qui  connaît aujourd’hui un fort développement économique basé fondamentalement sur l’exploitation pétrolière, le tourisme et le sucre. Elle lui a aussi permis de connaître un peuple qui conserve ses racines africaines, espagnoles, britanniques et asiatiques et montre   fièrement cet arc en ciel de races et de cultures  qui rendent si riche et diversifiée notre Caraïbe.