Evo Morales, UNE NOUVELLE EPINE DANS LA GORGE D'Obama

Publié le par cubasifranceprovence

Patricio Montesinos

Le président bolivien, Evo Morales, qui n'arrête pas d'asticoter l'actuel locataire de la Maison Blanche pour sa politique agressive et interventionniste en Amérique Latine et dans le monde, est devenu une nouvelle épine dans la gorge du chef du régime nord-américain, Barack Obama.

Morales ne perd pas une seule occasion d'accuser Obama pour sa permanente conduite menaçante, subversive, et parce qu'il fomente des attaques et des agressions militaires contre les peuples de cette planète, en particulier ceux qui sont anti-impérialistes, assurément chaque jour plus nombreux.

Parmi les plus récentes expressions du Président bolivien concernant son homologue nord-américain, figure celle de jeudi dernier au Venezuela, où il a regretté que le Comité du Prix Nobel de la Paix ait conféré cette distinction controversée et manipulée à quelqu'un qui mérite seulement le Prix Nobel de la Guerre.

Le leader de la Pachamama (Terre Mère) a souligné que, depuis que le chef de Washington assume le pouvoir, les interventions de pillage et les conflits militaires, comme ceux qui se déroulent en Afghanistan, en Irak, en Libye, et maintenant en Syrie, ont proliféré.

Dans plusieurs déclarations à la presse, aussi bien dans l'actuelle 68° Période de Sessions de l'Assemblée Générale de l'ONU qui se déroule à New York, que dans d'autres, antérieures, à La Paz, Morales a rappelé que le premier dignitaire de l'administration nord-américaine s'est cru le patron du monde et évidemment, il s'est trompé.

Il a également proposé qu'Obama soit jugé par un tribunal international pour crimes contre l'humanité et l'a appelé « pirate » d'avions présidentiels, pour avoir empêché des chefs d'Etat de survoler avec leurs avions officiels, les espaces aériens de plusieurs nations.

Le Président a aussi identifié l'occupant de la Maison Blanche comme l'unique responsable de l'agression dont il fut la cible, quand en juin dernier, on lui interdit de survoler l'Espagne, l'Italie, la France et le Portugal et que sa vie fut mise en danger de façon irresponsable.

D'autre part, les Mouvements Sociaux en Bolivie et d'autres organisations ont déclaré un certain nombre fois que l'ambassade des Etats-Unis à La Paz doit être définitivement fermée, étant donné ses activités subversives quotidiennes contre cette nation andine.

Les accusations répétées de Morales contre Obama et les revendications de la société bolivienne font que les représentants nord-américains à la Pachamama avec les « valises prêtes » depuis déjà quelques temps parce qu'ils n'écartent pas le fait que tous puissent être expulsés à n'importe quel moment.

De fait, déjà certains sont partis de La Paz par crainte que leurs actions connues de subversion contre l'exécutif et le peuple boliviens soient révélées.

Pour sa part, le Prix Nobel de la Guerre étasunien reste muet, peut-être à cause de la nouvelle épine qu'il a dans la gorge, qu'est devenu Morales, leader indigène indiscutable de la Grande Patrie.

(« Granma » 1° octobre 2013

traduction Françoise Lopez)