Venezuela: Maduro DECRETE LA TOLERANCE ZERO ENVERS LE FASCISME
Caracas, 16 février AVN – Le président de la République, Nicolas Maduro, a déclaré clairement que le Gouvernement national ne tolérera pas le fascisme qui a prétendu s'imposer ces derniers jours dans le pays avec des actions successives de bandes violentes dirigées par l'extrême droite. « Tolérance zéro pour le fascisme, c'est ce que je dis, tolérance zéro pour l'intolérance et la haine », a-t-il indiqué.
« Les maques qu'ils se mettent ! Nous ne les appelons pas étudiants, ce sont des bandes fascistes, violentes. Jusqu'à quand ? J'appelle tout le Venezuela, nous allons ouvrir l'œil. Ce ne sont pas des protestations. Qui a dit que brûler une guérite avec des travailleurs dedans est une protestation ? Ce sont des bandes fascistes qui cherchent une crise politique dans le pays », a-t-il redit, ce dimanche, sur une chaîne nationale.
Ils ne passeront pas !
« Caracas est un territoire libre de fascisme, nous espérons libérer un jour Chacao », a déclaré le Président.
Il a précisé que le 12 février dernier, les manifestations de la droite ont eu trois foyers violents, un d'entre eux fut le Ministère Public, situé dans le Parc Carabobo, ce pourquoi le maire de Caracas est en train d'élaborer un projet pour réparer cet espace public après les destructions causées par les bandes organisées de l'extrême droite.
Les deux autres foyers de violence sont la municipalité de Chacao, zone de classe moyenne haute qui s'étend sur 13 km2 et la partie de la municipalité de Sucre habitée également par la classe moyenne et deux municipalités de l'état de Miranda1.
A Chacao, ont été attaqués le Ministère des Transports Terrestres, la Direction Exécutive de la Magistrature et deux édifices de la Banque du Venezuela.
Empire, sans menaces.
Le président de la République a condamné fermement une série de menaces directes reçues de la part du gouvernement des Etats-Unis (USA) qui protège les actions violentes développées par des groupes de droite pour faire un coup d'Etat par la force.
« Je n'accepte de menaces de personne. Le Venezuela ne reçoit d'ordres de personne », a affirmé clairement le Président.
Il a expliqué que l'ambassadeur du Venezuela devant l'Organisation des Etats Américains (OEA) Roy Chaderton, a reçu un appel téléphonique du Département d'Etat.
« Un fonctionnaire, Alex Lee, sous-secrétaire adjoint à l'Amérique du Sud, lui a transmis un message au gouvernement du Venezuela : Il lui dit que les Etats-Unis exigent du peuple du Venezuela qu'il s'assoie pour dialoguer avec l'opposition, en second lieu, que nous laissions en liberté tous ceux qui ont été arrêtés pour les troubles récents et en troisième lieu, il dit : « l'arrestation de Leopoldo Lopez pourrait avoir de nombreuses conséquences négatives avec des ramifications internationales et demande que s'arrêtent les mesures judiciaires (à son encontre )», a-t-il indiqué.
Maduro a déclarées inacceptables les exigences présentées par le gouvernement des Etats-Unis au peuple vénézuélien.
« J'ai commandé de répondre diplomatiquement, comme ce doit être fait. J'ai commandé de dire au Département d'Etat : Je n'accepte de menaces de personne dans ce monde, aucune force ne nous arrêtera, nous, les Bolivariens vénézuéliens dans la tâche de faire justice et de vaincre le fascisme et, troisième message, au Venezuela, nous sommes disposés à aller jusqu'aux l'ultimes conséquences pour la défense de la paix, notre indépendance et notre démocratie, que le monde entier le comprenne », a-t-il souligné.
Il résulte de cela qu'il faut donner une grande leçon de dignité en exigeant le respect des droits, de l'indépendance et de la souveraineté conquis par les peuples de l'Amérique Latine et des Caraïbes. « Aucun gouvernement du monde ne viendra nous fixer de règle », a affirmé le Président.
« Quand quelqu'un agit avec fermeté et ne cède pas au chantage, le montre avance et montre son vrai visage, c'est ce qui s'est passé aujourd'hui, le monstre a montré son vrai visage », a-t-il déclaré après avoir répété que la défense des droits de l'homme n'est pas l'objectif de l'Amérique du Nord.
Le chef de l'Etat a rappelé que pendant les années 70 et 80, les corps de sécurité de la IV° République oui, violaient les droits de l'homme en torturant et en faisant disparaître ceux qui s'opposaient aux gouvernements de cette époque.
Il n'y a pas de petit ennemi2.
Le chancelier de la République, Elias Jaua, a signalé dimanche que le succès du II° Sommet de la Communauté des Etats Latino-Américains et Caribéens (CELAC) qui a eu lieu les 28 et 29 janvier dernier à Cuba a été le détonateur de la tentative de déstabiliser le Venezuela.
« après une grande victoire de l'union Latino-américaine vient un contre-coup et ce dernier sommet de la CELAC, à Cuba, a fait très mal à l'empire gringo, ils ont pris cela pour une humiliation », a-t-il déclaré au palais de Miraflores, à Caracas.
Il a expliqué que le Venezuela, pour avoir encouragé les efforts d'articulation entre pays latino-américains et caribéens, s'est transformé en cible pour les Etats-Unis.
De plus, il a dit qu'après la réponse ferme du gouvernement national devant le coup d'Etat qui se déroulait dans le pays, le gouvernement des Etats-Unis est apparu pour défendre un des chefs de guerre : « Ils doivent venir protéger un de leurs principaux cadres au Venezuela, qui est Leopoldo Lopez », a-t-il noté.
Dans ce contexte, il a renouvelé le message du Président de la République, Nicolas Maduro, qui a averti que le Venezuela ne cédera pas devant le chantage. « Ils ne pourront pas soumettre à leurs conditions un gouvernement souverain et indépendant. Nous sommes disposés à nous défendre contre l'arrogance impériale », a dit Jaua.
Toujours en alerte.
Le président de la République, Nicolas Maduro, a alerté ce dimanche sur le fait que la victoire contre le coup d'Etat promu par les secteurs de droite dans le pays n'est pas encore consolidée.
« Nous vivons des moments complexes, personne ne doit se confier, nous sommes au milieu d'un coup d'Etat en plein développement. »
Il a précisé que les actes de vandalisme qui se sont déroulés ces derniers jours font partie d'un chantage, dont l'objet est de montrer qu'il y a au Venezuela une crise politique qui justifie une intervention étrangère.
« Ils ont voulu vendre l'idée que le gouvernement réprime. Ce schéma arrive, écrit par ceux qui paient et commandent, depuis Madrid, Miami, et la Colombie », a-t-il ajouté.
Maduro a aussi ordonné de déclarer persona non grata et d'expulser du pays 3 fonctionnaires de l'ambassade des Etats-Unis après que leur participation à des réunions de conspiration contre le Gouvernement vénézuélien ait été dénoncée.
Il a dénoncé le fait que ces fonctionnaires sont allés visiter, pendant les deux derniers mois, plusieurs universités privées de Caracas pour offrir de soi-disant visas « mais nous savons que ce qu'ils font, c'est conspirer. Nous avons des précisions. »
« Nous sommes décidés à défendre notre patrie, qu'ils aillent conspirer à Washington et laissent le Venezuela tranquille. Nous, nous ne nous mêlons des affaires de personne. Cette patrie se respecte. Aucun gouvernement du monde ne viendra nous fixer de règle », a-t-il affirmé.
(…)
AVN 16/02/2014
(traduction Françoise Lopez)
http://www.avn.info.ve/contenido/maduro-fascismo-no-vuelve-caracas-bajo-ninguna-circunstancia
1Etat dont le gouverneur est Henrique Capriles Radonski !
2Début du discours du Che à l'ONU.