Venezuela: LA DEFENSEURE DU PEUPLE REND COMPTE DEVANT L'ONU DES ENQUETES EN COURS POUR SUSPICION DE MAUVAIS TRAITEMENTS ENVERS L'INTEGRITE DE LA PERSONNE
Caracas, 12 mars AVN - La défenseure du Peuple, Gabriela Ramirez, rend compte devant les organismes de droits de l'homme de l'Organisation des Nations Unies (ONU) à Genève, des enquêtes menées à bien au Venezuela pour des suspicions de mauvais traitements envers l'intégrité de la personne lors des violences suscitées dans le pays par des groupes fascistes.
Ramirez a indiqué dans une conversation téléphonique avec RNV qu'au total, la Défense du Peuple a donné suite à 44 cas en la matière.
En ce qui concerne les fonctionnaires de sécurité suspectés « d'avoir commis des excès » de répression, elle a précisé que « plusieurs ont déjà été arrêtés » et que les enquêtes respectives sont en cours. Elle a noté que dans le cas où il serait prouvés « en accord avec le juge » qu'il s'agit de personnes qui ont pratiqué la torture « vous pouvez être sûrs que ces personnes vont aller dans une prison où elles accompliront ce que notre loi stipule. »
Ramirez dénoncera également devant la Haute Commissaire aux Droits de l'Homme de l'ONU, Navy Pillay, le rapporteur de la Liberté d'Expression et le rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l'homme la campagne de haine qui se déchaîne contre la Défense du Peuple et sa personne après le mensonge publié par des médias de communication, en particulier le journal El Nacional.
Ce journal a publié dimanche dernier, alors que Ramirez donnait une conférence de presse, une information intitulée « La défenseure du peuple justifie la torture de jeunes étudiants ». Dans l'article, le journaliste déformait et sortait de son contexte l'information que donnait la défenseure à propos de la torture.
« cette information, je l'ai dénoncée moi-même dans cette même conférence de presse devant les médias et j'ai envoyé une réponse en 10 minutes au journal El Nacional. Ils ont laissé cette information en suspens pendant ' heures, ils m'ont refusé mon droit de réponse constitutionnel et n'ont pas publié le communiqué », a dénoncé Ramirez.
La défenseure a indiqué que cette information a été reprise dans d'autres pays de la région.
La défenseure du peuple a signalé que justement à partir de ce mensonge, a été programmée pour ce mercredi une marche jusqu'au siège de l'institution pour demander sa démission.
Cette information fausse d'El Nacional a provoqué, de plus, des menaces envers Ramirez et sa famille.
« Personnellement, elle m'a fait un mal terrible parce que j'ai reçu des menaces, mes fils ont reçu des menaces sur le réseau social Twitter. Il y a des gens qui disent que s'ils attrapent mes fils, ils vont les torturer, mes fils sont encore des enfants. Du côté institutionnel, elle a suscité une campagne de haine. »
AVN 12/03/2014
(traduction Françoise Lopez)