Venezuela: Obama, RECTIFICATION ET ATTAQUE

Publié le par cubasifranceprovence

par Leopoldo Puchi

traduction Françoise Lopez

Caracas, 21 décembre AVN - Barack Obama a pris la décision de rectifier une politique envers Cuba qui, depuis longtemps, était devenue obsolète. Et même, aux Nations Unies, chaque fois qu'était évoqué le sujet du blocus, Washington votait seul et isolé. Obama a fait un pas sensé qui répond favorablement aux demandes de l'Amérique Latine. Il faut espérer qu'il continuera à agir de cette façon dans ses relations avec le Sud.

Cependant, en même temps, le Chef de l'Etat de ce pays a fait un acte hostile contre l'Amérique Latine en approuvant une loi qui établit des normes et détermine des peines pour des fonctionnaires publics et des citoyens d'un autre Etat, dans ce cas, le Venezuela. De telle sorte qu'Obama a reculé et tiré en même temps. Nous ne sommes pas face à une "liste" qui pénalise des infractions d'étrangers en territoire étasunien mais d'une réglementation légale destinée à réguler les relations de citoyens qui font partie d'un autre territoire et d'un autre Etat, ce qui revient seulement aux pouvoirs publics de chaque pays ou aux instances internationales.

Cette loi s'intitule: "Loi de protection des droits de l'homme et de la société civile au Venezuela 2014". Comme toute loi, elle expose ses motifs, le domaine de compétence et les peines correspondantes. Imaginez-vous que le parlement d'Argentine, par exemple, approuve des dispositions qui régulent les relations du travail au Chili, avec une loi qui aurait pour titre "Loi de protection des droits du travail des travailleurs et du mouvement syndical du Chili 2014".

En politique extérieure, on estime que ce type de conduite d'un Etat qui lèsent les autorités d'un autre Etat ont pour finalité soit de briser sa volonté et le forcer à adopter des conduites politiques déterminées soit de faire pression pour le remplacement de leurs gouvernants. Pour ces raisons, ce type d'actions hostiles sont considérées comme des actes de guerre de basse intensité.

Au Venezuela, ce qui aurait été naturel aurait été que ses différents secteurs condamnent cette tentative d'imposer des dispositions politiques depuis l'étranger malgré la polarisation et même s'il existe de nombreuses raisons pour remettre en question le gouvernement de Nicolas Maduro. Mais il n'en a pas été ainsi, les deux grands courants qui composent l'opposition, "La sortie" et la MUD ont apporté leur soutien à un acte d'intervention étrangère et ont accepté que la société civile vénézuélienne soit sous tutelle d'un autre Etat.

Il s'est créé une situation délicate et dangereuse pour la survie du Venezuela en tant que nation pleinement indépendante puisqu'une portion importante de l'élite du pays, qui pourrait accéder naturellement à la conduite de l'Etat, s'est inclinée en faveur de la cession de parts de la souveraineté nationale. On sait déjà, les faits historiques le montrent, que la préservation complète de l'indépendance d'une nation dépend de la mentalité de ses classes politiques et intellectuelles. Si on est divisé dans ce domaine, si une partie d'entre elles admet une souveraineté limitée, un véritable malheur peut survenir.

http://www.avn.info.ve/contenido/obama-rectificación-y-ataque