COMMOTION EN France APRES L'ATTENTAT CONTRE LA REVUE Charlie Hebdo

Publié le par cubasifranceprovence

Granma

traduction Françoise Lopez

Paris - Un attentat au siège de l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo mercredi a provoqué la mort de 12 personnes, un acte qualifié d'attentat terroriste par leprésident François Hollande.

Parmi les victimes se trouvent le directeur de l'hebdomadaire, Stéphane Charbonnier, les journalistes Cabu, Tignous, Wolinski, Bernard Maris et trois autres dont on ne connaît pas le nom, deux policiers (Franck D. abattu dans la rédaction et Ahmed Merabet, assassiné dans la rue), un invité qui se trouvait à ce moment-là dans la rédaction, Michel Renaud et une personne qui était à la réception quand les attaquants y ont fait irruption, a indiqué El Pais.

Selon des sources de la police, 15 autres personnes ont été blessées, dont 5 sont dans un état critique.

Des témoins affirment que 2 hommes vêtus de noir et armés d'un fusil automatique AK-47 sont entrés dans le bâtiment et ont ouvert le feu avant de s'enfuir.

L'attaque s'est produite peu après 11 heures du matin et pendant plus de 10 minutes, les attaquants ont tiré au moins 30 fois sur les journalistes et les employés du journal, rapporte PL.

Un grand dispositif policier a été mis en place à Paris pour tenter d'attraper les hommes armés qui ont ouvert le feu dans les bureaux de la revue satirique française. Jusqu'à présent, les autorités ont identifié 3 suspects.

Au début, on a indiqué qu'il y avait 2 attaquants mais le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a signalé plus tard qu'ils recherchaient 3 "criminels".

Cazeneuve a ajouté que "tous les moyens ont été mobilisés" pour les arrêter et qu'ils "soient châtiés avec la fermeté que mérite l'acte barbare qu'ils ont commis."

Le président français, Francois Hollande, a déclaré que "c'est un acte exceptionnel de barbarie" en se rendant sur les lieux accompagné de Cazeneuve. Le chef d el'Etat a convoqué une réunion exceptionnelle du gouvernement qui élevé au plus haut niveau l'alerte anti-terroriste.

De même, il a décrété ce jeudi jour de lutte nationale en mémoire des victimes de l'attaque contre la revue satirique Char­lie Hebdo.

Dans ce contexte, des citoyens de plusieurs pays et des gouvernements ont condamné l'assaut de Char­lie Hebdo. Dans plusieurs villes du pays, y compris dans la capitale, il y a eu des manifestations spontanées pour condamner cet attentat.

"L'humanité est en lutte. Nous pleurons des collègues, des camarades de travail, des amis, des camarades", déclare un article du journal L'Humanité dans le quel s'expriment les condoléances et les sentiments envers les personnes les plus proches des victimes.

D'Amérique Latine, la présidente du Brésil, Dilma Roussef, fut l'une des premières à réagir. "J'ai reçu avec un profond chagrin et une profonde indignation la nouvelle de l'attentat sanglant et intolérable contre le siège de la revue", a signalé la présidente.

Pour sa part, le président mexicain, Enrique Peña Nieto, a indiqué que son pays "condamne l'attentat contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo et exprime ses condoléances à la société et au Gouvernement français".

Pour sa part, le président du Conseil Français du Culte Musulman et recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, "a condamné au nom des musulmans" de France "l'horreur du crime" perpétré. Il a dénoncé toute tentative de le "lier à ma religion, mes coreligionnaires et l'islam de France".

Depuis l'ONU, le secrétaire général, Ban Ki-moon, a qualifié d'horrible, injustifiable et de sang froid cet événement.

Pendant ce temps, la Commission Européenne (CE) et le Vatican ont condamné le mitraillage perpétré par des inconnus au siège de l'hebdomadaire.

De Rome, le ministre italien de l'Intérieur, Angelino Al­fa­no, a annoncé une réunion d'urgence du service de renseignement et des experts anti-terroristes pour analyser la sécurité dans sa nation à la suite de la fusillade à Paris.

A Londres, le premier ministre britannique, David Cameron, a aussi condamné l'événement violent survenu dans la capitale française.

Charlie Hebdo a reçu des menaces à plusieurs occasions depuis qu'il a publié des caricatures de Mahomet en 2006, déchaînant la haine des extrémistes musulmans. En novembre 2011, le siège de l'hebdomadaire a été détruit par un incendie criminel qualifié d'attentat par les autorités de l'époque.

De plus, en 2013, un homme de 24 ans a été condamné à une peine de prison avec sursis pour avoir incité sur internet à décapiter le directeur du journal après la publication des caricatures de Mahomet.

Source en espagnol:

http://www.granma.cu/mundo/2015-01-07/conmocion-en-francia-por-atentado-contra-revista-charlie-hebdo