L'EX PRESIDENT ESPAGNOL Felipe Gonzalez LIE A LA FAUSSE PHOTO DE Chavez PUBLIEE PAR "El Pais"
Caracas, 6 février - L'ex-président espagnol Felipe Gonzalez, que l'opposant Enrique Capriles a rencontré en fin de semaine, est lié à la fausse photo du président Hugo Chavez publiée par le journal du groupe Prisa, « El Pais », le 24 janvier dernier.
L'information a été donnée par Tarek El Aissami, vice-président du Parti Socialiste Uni du Venezuela (PSUV) pour la région Centre-Ouest.
« Felipe Gonzalez, fondateur du journal « El Pais » (…), en plus d'exercer des fonctions de tuteur du journal, apparaît dans l'enquête que notre gouvernement mène comme présent et engagé dans la publication de la fausse photo, » a dit El Aissami pendant une conférence de presse.
La photo publiée par « El Pais », largement diffusée sur son site, viole « les normes éthiques les plus minimales pour le traitement de l'information sur un patient, sur un être humain », soutient le dirigeant du PSUV.
Gonzalez a rencontré en fin de semaine le gouverneur de l'état de Miranda, Henrique Capriles, et l'état-major de Primero Justicia dans la ville de Bogota. Capriles, qui est aussi membre de Primero Justicia, parti concerné par un scandale de corruption révélé ce mardi à l'Assemblée Nationale, a informé sur sa rencontre avec le dirigeant espagnol à travers le réseau social Twitter.
« Une longue conversation à Bogota avec un grand Ami de notre Venezeual, le Président Felipe Gonzalez » a écrit @hcapriles.
Le « grand ami » de Capriles fut président entre 1882 et 1996,de fait, il s'agit du mandat le plus long qu'a eu l'ère démocratique espagnole.
Gonzalez, dans son travail de président, fut chargé de légaliser les « entreprises de travail temporaire », créées pour présenter des chiffres de l'emploi positifs bien que ce soit dans des conditions précaires et blessera les conquêtes syndicales historiques. Cependant, cette mesure ne fut pas suffisante pour « encourager » l'emploi et en 1993, l'Espagne atteignait déjà le taux le plus haut de chômage de son histoire (seulement dépassé par l'actuelle administration de Mariano Raroy) avec une dette publique qui frôle les 68% du Produit Intérieur Brut (PIB).
AVN 6 février 2013
(traduction Françoise Lopez)