Venezuela: LES Etats-Unis ACCORDENT L'AUTORISATION DE SURVOLER LEUR TERRITOIRE A L'AVION DU PRESIDENT Nicolas Maduro
Par Michele Claverie
Caracas, 21 septembre (RHC-Telesur)- Après avoir refusé à l'avion du président Maduro qui se rendait en Chine de survoler l'espace aérien de Porto Rico, les États-Unis sont revenus en arrière.
altLa première décision nord-américaine avait entraîné des réactions de rejet en Amérique Latine dont celle du ministre équatorien des Affaires étrangères, Ricardo Patiño qui s'est demandé si la Maison Blanche, prétend mettre en danger la paix mondiale.
L'avion qui a transporté le président Maduro à Beijing a dû changer son itinéraire et entreprendre un trajet plus long, après l'interdiction de survoler le territoire de Porto Rico.
DEPECHE DE L'AFP:
Venezuela: Maduro en Chine après la polémique sur son survol des Etats-Unis
Le président vénézuélien a annoncé samedi être bien arrivé à Pékin, après une vive controverse entre Washington et Caracas qui avait accusé les États-Unis d’avoir refusé à Nicolas Maduro le survol de leur territoire.
«Je viens d’arriver en Chine pour renforcer l’amitié et la coopération entre nos deux pays», a déclaré M. Maduro, héritier politique du leader défunt Hugo Chavez, sur son compte de microblog Sina Weibo tout juste créé.
Ce voyage en Chine du président vénézuélien s’inscrit dans un contexte de poussée de fièvre entre Caracas et Washington, dernier épisode des relations houleuses entre les deux États.
Le ministère vénézuélien des Affaires étrangères avait accusé jeudi les États-Unis d’avoir refusé à Nicolas Maduro le survol de leur territoire durant son voyage vers Pékin, une décision qualifiée d'«insulte» et de «faute grave» par Caracas.
Les États-Unis ont démenti vendredi ces accusations, en assurant avoir autorisé ce survol et en niant par ailleurs tout refus de visas à une délégation de Caracas à l’ONU, un autre motif de mécontentement du pouvoir vénézuélien.
«Les États-Unis ont permis aux autorités vénézuéliennes d’entrer dans l’espace aérien américain», a déclaré la porte-parole adjointe du département d’État Marie Harf, soulignant toutefois que la demande n’avait pas été formée comme il se doit, notamment sur un délai requis d’au moins trois jours pour les autorisations diplomatiques.
Présent en Chine jusqu’à mardi prochain, M. Maduro doit être reçu par son homologue chinois Xi Jinping.
La coopération sino-vénézuélienne a connu un essor impressionnant ces dernières années, avec la signature d’accords portant sur des milliards de dollars d’investissements dans les domaines du pétrole, de l’énergie, de la construction, de l’industrie et des technologies.
La Chine a accordé plus de 36 milliards de prêts au Venezuela, que le plus gros détenteur de réserves de pétrole au monde rembourse en grande partie avec du brut.
AFP 21 septembre 2013 à 09:13